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Le courrier des amis de la Méduse
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02.07.05

Finance et société: antagonistes ou partenaires?


Je signale à l'attention des lecteurs du Radeau de la Méduse notre 4ème Rencontre Internationale Ethique, Finance et Responsabilité, intitulée cette année Finance & Société : Antagonistes ou Partenaires ? La rencontre aura lieu du 30 septembre au 1er octobre 2005, au Château de Bossey, près de Genève. Pour plus de détails, consulter notre site http://www.obsfin.ch/ethique-finance-responsabilite.htm pour le français ou http://www.obsfin.ch/anglais/ethics-finance-responsibility.htm http://www.obsfin.ch/anglais/ethics-finance-responsibility.htm pour l'anglais.
Sibilla Guidotti, Responsable des projets communication
Observatoire de la Finance
32, Rue de l'Athénée
1206 Genève, Switzerland
Tél.: +41 22 346 30 35
Fax: +41 22 789 14 60
office@obsfin.ch




19.06.05

Des moyens anti-démocratiques menacent le droit à la protection de l'environnement


Le 2 juillet 2005, le parti radical Suisse (PRD)organise une journée nationale de la croissance dans le but de sensibiliser la population à son credo: la protection de l'environnement plombe la croissance économique en Suisse. Cette journée servira à la récolte de signatures en faveur de l'inititative du PRD pour un démantèlement complet du droit de recours des organisations de protection de l'environnement. Pour stimuler la croissance, les personnes récoltant les signatures seront payées 3 francs par signature. Par des moyens anti-démocratiques et une diffusion ininterrompue de désinformation, c'est tout le droit à la protection de l'environnement qui est menacé en Suisse... Catherine Martinson, WWF Suisse



14.06.05

Aubenas méritait davantage qu'une méga teuf audiovisuelle


Heureux dénouement pour la journaliste de Libération Florence Aubenas, dont on a pu découvrir la personnalité sympathique et attachante.
Préoccupante, en revanche, l'attitude des télévisions françaises dimanche 12 juin, le jour de son retour d'Irak et le lendemain de sa libération. Exemple ces journaux télévisés de 20H qui - de TF1 à France 2 - annonçaient une méga teuf animée par un DJ vedette, Place de la République à Paris. Les radios - de RTL à France Inter - s'y mettaient aussi pour encourager les auditeurs à faire la fête. Cette communion "large et spontanée" du peuple français avait besoin d'être dopée par les médias, pour en faire une manifestation réussie. Tels un journaliste de TV Bucarest couvrant la venue d'Elena Ceausescu devant une assemblée, les reporters en direct sur la Place se croyaient obligés de mettre une surdose de «énormément de gens accourent» alors qu'à l'image on ne voyait que quelques dizaines de personnes attroupées. Sans parler du manque d'interrogation sur le fait que certains vont à ces concerts de soutien pour le concert, plus que pour le soutien.
La proximité sociologique et professionnelle des rédactions avec Florence Aubenas explique cela. Mais beaucoup de chauvinisme contribue également à tant d'aveuglement journalistique... qui doit vous faire souvent rire et pleurer depuis la Suisse! En matière de sport, les médias français se comportent ainsi de façon permanente. Exemple la communion dopée autour des Jeux Olympiques 2012 parisiens, lors de la création d'un jour des "Champs olympiques" dimanche 5 juin. Autre exemple actuellement, avec les Spurs de San Antonio, sur le point de regagner le championnat de basket américain. Les présentateurs parlent uniquement du Français Tony Parker, comme s'il s'agissait d'un sport individuel (et alors que la star de l'équipe est l'Argentin Manu Ginobili, ignorés par leurs journaux).
Les JT français de dimanche 12 juin ont uniquement traité le mono-sujet du retour d'Aubenas, pratiquement, négligeant les élections du Liban ou des bombes en Iran. Ce choix éditorial était d'autant moins excusable qu'à l'inverse, "Libération" ne s'est pas laissé emporter outre mesure par l'émotion. Dans son édition du lundi, ses 19 pages consacrées à un événement qui le concernait directement étaient normales. Les camarades de la journaliste ont plutôt bien couvert le reste de l'actualité, contrairement à leurs confrères de l'audiovisuel.
Jean-Pierre Tailleur, journaliste indépendant, auteur de "Bévues de presse", Montpellier/Paris



10.06.05

Bolivie: un volontaire-coopérant suisse témoigne


Jeudi 9 juin, 14h00: la situation en Bolivie empire, même si à Potosi la situation est plutôt tranquille. Chaque jour il y a des grèves et tous les accès à la ville sont coupés.
A La Paz et El Alto, la situation est plus alarmante, après presque 20 jours de blocus: Il n'y a plus d'essence, donc plus de circulation, les hôpitaux n'ont plus d'oxygène ni d'aliments, dans les prisons la tension monte et une grande partie des familles ne peut plus cuisiner par manque de gaz, ce qui est terrible à 4000 mètres d'altitude.
La situation politique s'est aggravée après la démission de Carlos Mesa, qui, malgré les fortes pressions des mouvements sociaux, a tenu sa promesse de ne pas utiliser la violence. On ne déplore aucune victime (ce qui est en soi incroyable et réjouissant!). En effet, constitutionnellement, son successeur serait Hernando Vaca Diez, président du Sénat. Celui-ci représente clairement les intérêts des grands entrepreneurs de l'Oriente qui défendent les intérêts autonomistes de la région de Santa Cruz où se trouvent les principales ressources en gaz.
Dans la rue, le peuple exige fermement que H. Vaca Diez renonce à assumer la présidence et que l’on convoque des élections anticipées. Il se met en marche vers Sucre où s'est réuni de manière extraordinaire le parlement afin de décider de la suite donner à la démission de Carlos Mesa. Vers 18h00 heures, Vaca Diez abandonne la session pour se réunir avec les représentants des partis traditionnels et des intérêts économiques de l'Oriente. On redoute une intervention des militaires, synonyme d’une escalade de violence. Le pays vit donc dans une totale incertitude.
22h30: Finalement et grâce à la pression populaire, la session parlementaire reprend à Sucre et nomme un nouveau Président, l'avocat Eduardo Rodríguez, président de la Cour suprême de justice qui devra au cours d’une période de transition de 5 à 6 mois, mettre en place de nouvelles élections. A minuit, il prête serment. Ce vendredi 10 juin s’annonce déjà très différent. On peut dès lors espérer que le pays se pacifie et retrouve peu à peu la normalité. Une leçon de démocratie, de politique, de sociologie, un processus qui ne va pas de soi dans un pays comme la Bolivie, soumis à des pressions extérieures et des intérêts très puissants. Mais quelle chance de vivre ces instants!
Olivier Barras
Volontaire de l’association E-CHANGER à Potosi en Bolivie (transmis par le service de presse d’E-CHANGER)




11.05.05

Des nouvelles d'un ami photographe en voyage au Brésil



Voici des nouvelles d'une personne que vous connaissez au Brésil. Ce voyage commence à être une aventure, une vraie, du genre de celles qui vous apprennent énormément. C'est mon propre film, ma propre légende, je la construis jours après jours, et rends mon existence suffisamment présente pour avoir besoin de me sentir en vie.

En attachement, deux photos que j'ai prises dans un orphelinat ici, à Sao Paulo (à voir sur www.rezo.ch). Prochaine étape: Rio.

Tout de bon, essayez de vivre vos rêves.

Pierre-Yves Massot

La chronique de Pierre-Yves Massot dans notre rubrique Climats

13.04.05

Merci à celles et ceux qui soutiennent les collaborateurs de swissinfo!



Merci à celles et ceux qui nous soutiennent dans notre lutte pour la défense de swissinfo (lire ci-dessous, en date du 1er avril 2005), menacée de démantèlement.
Je crois que nous gagnons les premières petites batailles, mais nous sommes très loin d’avoir gagné la guerre. Ici en Argentine, toute la Communauté suisse s’est mobilisée pour empêcher la fermeture d’un organe qu'elle considère essentiel au maintien des liens avec la mère patrie d'origine. Il est important pour nous que vous ne cessiez pas d'envoyer des lettres et combattre en faveur de notre cause. Des centaines d’emplois en dépendent. Je me rendrai à Berne à fin mai avec toutes les lettres et réactions qui me seront parvenues d’ici-là.

Norma Domínguez
Corresponsal Swissinfo
Redactor Jefe del Observatorio Electoral Latinoamericano
Editora de Nueva Mayoría.com
Estados Unidos 943 (1101) Buenos Aires, Argentina
Cel. (+54 11) 5175 6456
Tel (+54 11) 4300 4061
Fax (+54 11) 4300 3164
http://www.swissinfo.org
http://www.observatorioelectoral.org
http://www.nuevamayoria.com





01.04.05

Lettre de Buenos Aires -
La fermeture de swissinfo est une décision lamentable


La fermeture de swissinfo, le portail de communication pour les Suisses de l'étranger, m'a fait réfléchir aux raisons - hormis celles d’ordre économique ou budgétaire que je considère relatives quand il s'agit d'informer les citoyens helvétiques - qui se trouvent à l'origine de cette lamentable décision.

Une chose est claire: les personnes qui ont pris cette décision n'ont pas la moindre idée de ce que représente la Suisse pour ses citoyens et descendants qui vivent à l'étranger.

Je peux vous parler en particulier des Suisses latino-américains (Argentins, Uruguayens, Paraguayens, Boliviens, Chiliens, Vénézuéliens, Equatoriens,…) que j'ai eu le plaisir de rencontrer grâce à mon travail de correspondante de swissinfo à Buenos Aires.

Pendant ces dernières années, j'ai eu l'occasion de rencontrer la communauté helvétique de mon pays et de plusieurs pays de la région, j'ai pu comprendre qu'ils pouvaient être "plus suisses que les suisses" et j'ai pu vivre des expériences inoubliables avec eux.

J'ai eu la chance de fêter le 1er Août au sein d'une colonie suisse en Uruguay, entourée de plusieurs centaines de descendants qui sont arrivés de tout le pays. Certains sont venus avec leurs costumes traditionnels, d'autres ont dansé sur les mêmes airs que leurs grands-parents, fredonnant des airs typiques. D’autres encore ont simplement fait découvrir un plat selon une recette de leur région qui leur avait été transmise de génération en génération J'ai aussi vu des enfants et petits-enfants de Suisse prenant des leçons de suisse-allemand ou de français; j'ai connu une enseignante de 80 ans qui, pour son plaisir, traduisait des histoires de l'espagnol au romanche, afin qu'elles puissent être relayées à ceux qui parlent cette langue démodée; j'ai pu connaître les traditions valaisannes et tessinoises, et je me suis plongée dans l'histoire de chaque grand-père immigrée à travers les photos, les histoires et les objets gardés précieusement comme des trésors par ses descendants.

J'ai eu le plaisir de partager des fêtes commémoratives et aussi de témoigner de la visite de politiciens et d'artistes helvétiques. J'ai été invitée à participer à la "Fête des Althaus", au cours de laquelle des centaines de membres de cette famille provenant d’une région d'où est originaire le président argentin, Nestor Kirchner, ont célébré leurs liens et leurs origines dans le petit village de Romang, province de Santa Fe.

J'ai connu les entreprises installées dans la région, celles-ci qui restent malgré les crises économiques, sociales et politiques dont soufrent régulièrement nos pays. Celles qui disent face à l'adversité: "nous avons le savoir-faire et nous allons survivre à l'orage". Ces mêmes entreprises qui investissent en Argentine tout en soutenant des œuvres à caractère social et communautaire. En nommer quelques unes serait exclure les autres, et ce serait injuste.

Et j’en reviens au début, tant il est vrai que l'évocation émotive de ces descendants et "compatriotes" qui vous honorent dans ce coin du monde pourrait se prolonger pendant des heures. Ces Suisses de sang et âme (plusieurs n'ont même pas demandé une autre nationalité pour éviter des démarches administratives) qui ne cessent d’honorer leur patrie d'origine sont certainement vos meilleurs ambassadeurs car ils ne demandent rien. Ils font en sorte que la "Suisse", de ce côté de l'hémisphère, soit synonyme de "respect" et "honnêteté".

Pour ces gens, swissinfo est le lien avec la Suisse. C'est le moyen qu'ils ont choisi pour s'informer et communiquer entre eux, l'élément qui les rapproche de leur pays d'origine (où plusieurs n'ont jamais pu aller). "Je ne lis que les nouvelles en provenance de Suisse. Celles de l'Argentine me dépriment!", m'a confié il n'y a pas longtemps un grand-père suisse-argentin qui demandait à son petit-fils de 11 ans de le brancher sur internet pour pouvoir prendre connaissance des nouvelles de swissinfo en espagnol. Il avait pratiquement oublié son français natal. Ce n’est qu’un exemple, mais je le trouve très révélateur….

Est-il vraiment nécessaire d’isoler ces personnes de leur patrie?

Norma Domínguez

Corresponsal Swissinfo

Redactor Jefe del Observatorio Electoral Latinoamericano

Editora de Nueva Mayoría.com

Estados Unidos 943 (1101) Buenos Aires, Argentina

Cel. (+54 11) 5175 6456

Tel (+54 11) 4300 4061

Fax (+54 11) 4300 3164

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http://www.observatorioelectoral.org

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26.03.05

Legge sull'asilo: il clima in Svizzera diventa gelido


Cari amici,

il clima in Svizzera diventa gelido. Vi invito a scrivere lettere ai giornali, ai Consiglieri agli Stati, ai Consiglieri nazionali e ai Consiglieri federali. Si dovrebbe comunicare loro la delusione e lo sgomento di molte cittadine e cittadini a causa delle decisioni, prese la settimana scorsa, del Consiglio degli Stati.

Il Consigliere federale Blocher e il Consiglio degli Stati hanno inasprito drasticamente le legge sull'asilo arrecando grave danno all'immagine, tradizionalmente umanitaria, della Svizzera. Già oggi i paletti per il riconoscimento dello statuto di rifugiato sono molto alti. Chi è perseguitato nel suo paese, ma non dallo stato, non ha praticamente nessuna possibilità di poter rimanere da noi. Adesso anche tutte le persone colpite da una decisione negativa definitiva, dopo un mese o dopo diversi anni, devono tornare nel loro paese. Per accelerare la loro partenza le autorità possono adottare misure non conformi ai diritti dell'uomo come la detenzione per insubordinazione e la negazione dell'aiuto d'urgenza. Misure, queste, suggerite dal Consigliere Blocher e accettate supinamente dalla Camera dei Cantoni, sotto la regia della liberale-radicale zurighese Trix Heberlein; purtroppo dei partiti borghesi solo il ticinese Dick Marty e il sangallese Eugen David si sono opposti con buoni argomenti, ma con scarso successo, contro la politica del Consigliere federale dell'UC. Cinica l'affermazione di Blocher: "nessun rifugiato ne subirà un danno".

Le autorità vogliono combattere gli abusi, e questo obiettivo merita di essere sostenuto. Però, secondo la legge sugli stranieri pure rivista dal Consiglio degli Stati, le persone non altamente qualificate provenienti dal Terzo mondo non hanno nessuna possibilità di ottenere un permesso di lavoro. Chi fugge dalla miseria, e dai soprusi inflittigli nel suo paese, non ha altra scelta che chiedere asilo in Svizzera o lavorare illegalmente quale sans-papiers. Le leggi sugli stranieri e sull'asilo fanno dalla Svizzera una fortezza irraggiungibie, per via legale, dalle persone provenienti dai paesi poveri del sud. Ma fintanto che il divario tra il Terzo mondo e l'Europa occidentale rimarrà così grande, sarà impossibilie fermare la migrazione verso il nostro paese.

Cordiali saluti

Beat Allenbach, CH-Torricella



20.02.05

Neutralité et "crime" ne font pas bon ménage.


"Ce monde est dangereux à vivre, non pas à cause de ceux qui font le mal, mais à cause de ceux qui regardent et laissent faire".

Cette citation d'Albert Einstein décrit un problème mais ne fournit pas la solution.

Vous voyez une personne dans la rue qui se fait agresser; vous continuez votre chemin. Votre "neutralité" vous rend-elle pour autant coupable?

Vous voyez un homme se noyer; vous ne savez pas nager. Que faire? Vous lancer à l'eau?

La neutralité est un choix stratégique. En soi elle n'est ni vertu ni crime. Par contre si l'on a les moyens d'empêcher un crime et que l'on se contente d'observer en laissant faire, on se rend moralement coupable.

Il est donc possible - dans certaines circonstances - d'assimiler la neutralité à un crime.

Président du Congrès juif mondial, Israel Singer assimile la neutralité suisse à un "crime". A son adresse, voilà ce que je dirais:

- La sympathie envers les juifs dans le monde est un bien précieux.

- La gaspiller ne peut pas être un objectif si l'on a pour mission la défense des intérêts juifs. Si l'on porte, en plus, le nom d'"Israel", le choix de mots devient important, très important.

Neutralité et "crime" ne font pas bon ménage.

Ilja Feldstein, Lutry, Suisse



11.01.05

Les clochards meurent rituellement dans nos rues, emportés par les tsunamis de notre indifférence


Juste avant Noël, Alain m'a demandé d'aller visiter son squatt. Il dort, la nuit, dans un garage désaffecté.

L'atmosphère est glaciale, humide, puante. Il est hémiplé-gique. Il se traîne du métro tout proche où il fait la manche à sa bauge ignoble où il dort écrasé par l'alcool et la drogue.

Des dizaines de fois, je l'ai mis dans des hôtels d'où il s'est fait jeter au bout de quelques jours.

Difficile, en effet, d'accepter un adulte bourré avec, en plus, un sac à dos rempli de canettes de bière ! De plus, il refuse tout asile de nuit qu'il a pourtant tous usés de gré ou de force.

J'ai connu Alain adolescent, il y a 25 ans. Plusieurs séjours en prison et une grave tentative de suicide l'ont handicapé lourdement.

Sa présence reste obsédante, à 100 mètres de notre permanence. Tous les jours, il vient nous rencontrer. Un café chaud, un paquet de cigarettes, deux tickets restaurant. Jamais d'argent. La manche lui rapporte suffisamment pour boire et fumer. C'est son système de vie. Je ne baisse pas les bras. Mais je pense que je ne peux aller plus loin.

Il nous en a fait baver. Mais sa présence quotidienne exprime la plus belle des demandes: "J'ai faim et soif d'être connu et aimé comme je suis".

Et la vague monstrueuse arrive.

On a envie de bondir. Faire quelque chose, envoyer un chèque. Participer à cette secousse tellurique mondiale de la solidarité. Tout en sachant qu'une autre catastrophe effacera vite l'émotion et que, de vague en vague terrifiante, on reste finalement loin des vaguelettes tout aussi monstrueuses de l'exclusion et de la déchéance frappant à notre porte.

Elles nous submergent lentement, ces petites vagues. Si sournoisement qu'on ne les voit pas. On s'habitue à nos clochards. Ils font partie de nos plages tranquilles. Ils meurent rituellement dans nos rues, emportés par les tsunamis de notre indifférence et de notre égoïsme. On commence seulement à les enterrer avec leur nom sur une pierre tombale.

Il y a deux ans, c'était la fosse commune. On ne cherchait pas qui ils étaient comme on sait si bien le faire à des milliers de kilomètres de la France. Des spécialistes du monde entier accourent pour mettre un nom sur des êtres rejetés par les vagues asiatiques. Parti en repos, le regard d'Alain continue à me hanter. Il submerge en moi, de plus en plus, les masses d'eau mortelles d'Asie qui risquent de nous fasciner, au point d'engloutir notre compassion journalière et proche. Sans le savoir, Alain devra au tsunami si lointain mon acharnement à retrouver des forces nouvelles dès que je rentrerai. Pour aller plus loin avec lui.

Que cette catastrophe naturelle si lointaine et obsédante nous fasse tourner nos regards habitués vers nos frères et sours engloutis par la détresse et la solitude. Ils sont si proches. A portée de notre solidarité immédiate.

Guy Gilbert, prêtre éducateur, Paris, France, www.guygilbert.net



06.01.05

Tsunami: il faudra nous habituer à ce genre d'horreur


Spécialiste des crises, Franco Oboni nous écrit ce qu'il pense du tsunami.

Je pense que, au vu de la démographie et de l'évolution climatique, nous aurons meilleur temps de nous habituer à ce genre d'horreur.

Là où un événement naturel frappait avant "seulement" l'écosystème, aujourd'hui il frappe de plein fouet des dizaines de milliers (des millions) de personnes... et le futur va dans le sens de nombres de plus en plus grands.

Je pense que tant qu'il s'agit d'un tsunami ou d'un séisme, il s'agit de morts "propres", par contraposition à ce qui pourrait arriver en cas de catastrophe nucléaire ou d'attentat avec une bombe "sale".

Je pense que la globalisation n'a pas que du mauvais...regardez donc la mobilisation planétaire de solidarité qui aurait encore été inimaginable il y a peu d'années. Par contre, je ne peux pas m'empêcher de douter que l'élan de certains pays (Chine, Inde et USA) soit totalement désintéressé...

J'espère que, passée la vague d'émotion, les gens sauront se souvenir des enfants orphelins.

Je note que toutes les victimes occidentales on fait état d'héroïsme et altruisme exceptionnels de la part des populations locales qui ont aidé et sauvé des gens... sans compter. Je souhaite que la prochaine fois que quelqu'un aura un mot raciste ou peu gentil envers un étranger en détresse dans notre belle Europe, il se souvienne des mains tendues dans le Sud-Est Asiatique.

Franco Oboni, Vancouver et Lausanne, www.oboni.com



05.01.05
Death of Friends of the Earth Aceh Director (Indonesia)

> Friends of the Earth International is very saddened by the >devastating impact of the Asian tsunami which struck several >countries in South-East and South Asia on December 26, 04. Thus far >150,000 lives have been lost, while millions more who survived have >been displaced and made homeless.

> >Friends of the Earth International itself has suffered, with the >painful loss on December 26, 2004 of our dear friend and colleague >Mohammad Ibrahim, who was the Banda Aceh-based Executive Director of >the Aceh representation of WALHI. >

>WALHI (The 'Indonesian Forum for Environment') is Friends of the >Earth International's member group in Indonesia. It is the largest >forum of environmental and social non-governmental organisations, >community organisations, and student environment groups in Indonesia >with 25 regional representations in 25 provinces and over 430 member >organisations.

> >Mohammad Ibrahim, along with his wife and child, were victims of the >earthquake and tsunami that devastated most of Aceh and North >Sumatra. Following the tragedy, their bodies were found 10 meters >from their home in Banda Aceh.

> >Mohammad was an inspiring activist who was relentless in his efforts >to protect the environment of Aceh and its peoples. We in Friends of >the Earth International are deeply pained by his loss and offer our >deepest condolences to our friends in WALHI.

Niccolo' Sarno - Media Coordinator (Amsterdam, NL), >email: media@foei.org - http://www.foei.org/media



17.12.04
Pillage de l'argentine: une extrapolation à l'Europe est possible

Vu cet extraordinaire documentaire de Solanas sur l'écroulement de l'Argentine (Histoire vivante, le 12 décembre 2004 sur TSR2). Des images sans complaisance, une analyse économique d'une grande finesse qui montre comment l'Argentine s'est laissé dépossédée de ses ressources et de son patrimoine national sur instigation du FMI, des US, des compagnies multinationales, avec la complicité du gouvernement, des médias, des syndicats qui ont floué la population. La fameuse dette extérieure colossale, ramenée à des détournements de fonds uniquement privés. Hallucinant! Aboutissement de la globalisation et privatisation d'entreprises argentines, fleurons de l'industrie nationale (pétrole, gaz, aviation, etc), simplement bradées en fin de parcours par des sociétés étrangères. L'auteur a un courage extraordinaire (il a d'ailleurs survécu à un attentat sur sa personne) et utilise des termes comme mafiacratie, trahison de Menem, génocide sur le peuple argentin (des images de quart monde dans un pays qui avait une jolie classe moyenne, une population abandonnée avec cynisme dans l'indigence la plus totale). L'analyse est minutieuse, concrète, si bien faite qu'une extrapolation à d'autres pays (Italie, voire même la Suisse) est concevable. si nous ne réagissons pas à nos propres privatisations de biens nationaux. Les jeunes de chez nous doivent voir ce documentaire pour comprendre comment l'économie d'un pays prospère peut être sabotée par les politiques, appuyés par les médias, à la solde des multinationales. Ils voteraient autrement! Ils acheteraient autrement! Il est encore temps de réagir si nous prenons conscience que nous sommes tous en pleine guerre économique, déclarée par les US (faut bien payer leur mode de vie à crédit depuis plus de cinquante ans, faut bien que l'Europe sombre). Quand je repense à l'Argentine que j'ai connue, cela me rend terriblement triste ... J'ai peur pour la France, en voyant ses ambitieux Sarkos partisans du succès à l'américaine, se faire une belle image avec Michel Drucker. Dommage pour l'Europe, déjà minée par des Berluscons, Blair ou Aznar. Et pourtant, elle a les moyens encore de résister ... le cas espagnol ne serait-il pas un encouragement?

Jacqueline Campiche, Locarno, Suisse



11.12.04
Marchands du temple à Paris

Un artiste fait scandale à Paris, d’autres crèvent la dalle, ignorés par la nomenklatura. Ce message, le peintre américano-russo-montreusien Philippe Visson a voulu le faire passer dans "24 Heures" mais il a été amputé d’une large partie. La Méduse le publie in extenso.

"La culture soutient toujours la subversion, l’immoralité et l’antipatriotisme. Au nom de la liberté de l’expression? Plutôt au nom de la liberté du commerce débridé pour ne pas dire illicite. L’artiste Hirschorn devient désormais superconnu - une superaffaire pour les "collectionneurs" et les "avertis". On nous demande 55 millions pour un musée qui soutiendra persque certainement non seulement le sexe, la drogue, le démantèlement de la société en passant peut-être par le commerce de l’art".

"Pourquoi n’avoir pas présenté à Paris Fabienne Sanson entre autres? Elle a réalisé seule une oeuvre d’art “impossible”. Ils sont nombreux, les jeunes créateurs helvétiques. Vous ne la connaissez pas, bien sûr, elle ne fait pas partie du commerce de l’art et ne demande pas d’aide des services de la culture qui ne prêtent qu’aux riches. Jésus adulte a essayé de chasser les marchands du temple. Ce 25 décembre, le nouveau-né Jésus les trouvera déjà autour de la crèche...".

Philippe Visson, artiste-peintre, Montreux, Suisse



04.12.04
Création de la fondation Diagonale - Pour un réenchantement du monde

Madame, Monsieur,

Chères Amies, chers Amis,

Ce petit signe pour vous informer, formellement, des premiers pas de la fondation nouvellement créée Diagonale - Pour un réenchantement du monde, soutenue par une cinquantaine de personnalités, philosophes, éthiciens, scientifiques, artistes, leaders religieux, ainsi que de la mise en ligne de notre site Internet: www.fondationdiagonale.org. Vous y trouverez un premier choix de textes et d'informations sur notre vision, nos objectifs, nos parrains, nos projets et activités, ensemble qui sera bien sûr enrichi au fil des semaines.

La première manifestation publique de Diagonale a eu lieu lors du forum « Ecologie et spiritualité », qui s'est tenu en Savoie du 2 au 4 octobre. Cet événement, organisé par l'Institut Karma Ling, le WWF France et le réseau le Singulier universel, en partenariat notamment avec la fondation Diagonale, a réuni quelque 600 participants par jour. Il a permis une rencontre féconde entre mouvements écocitoyens et traditions spirituelles.

Si vous êtes intéressé(e) à participer à l'aventure de Diagonale, notamment en rejoignant les « cellules de recherche » que nous entendons mettre sur pied, vous pouvez nous renvoyer le petit formulaire ci-joint. Toutes vos remarques, idées et suggestions sont, évidemment, les bienvenues. Merci également de faire circuler cette information dans vos réseaux.

Diagonale est née de l'intuition profonde que l'humanité est à un carrefour, que les défis gigantesques et les questions complexes à l'heure de la mondialisation ne sont pas seulement écologiques, économiques ou sociopolitiques, mais plus fondamentalement d'ordre spirituel. Pour apporter des réponses durables et fécondes, une mutation des consciences et des modes de vie est nécessaire. Elle passe notamment par une redécouverte de l'être humain et du cosmos dans leur dimension la plus intérieure et sacrée, une intégration en profondeur entre transformation spirituelle et transformation structurelle.

Fondation de droit suisse reconnue d'utilité publique, Diagonale entend contribuer au changement de paradigme vers un réenchantement de soi et du monde. Cela, par des processus de recherche et de réflexion - transdisciplinaires et intertraditions - sur les enjeux vitaux de notre époque et les alternatives possibles, par des projets et applications pratiques sur le terrain dans différents domaines (agriculture, éducation, développement.), par la mise en réseau d'initiatives et d'acteurs ouvrant dans le même sens, via des rencontres, dialogues, alliances et autres partenariats. Objectif ambitieux, sans doute, mais que nous réaliserons pas à pas, sur la durée, selon un mouvement organique.

Plus de cinquante parrains, regroupés en un comité international, intertradition et transdisciplinaire, ont apporté leur soutien, parmi lesquels Olivier Abel, Georges Balandier, Lytta Basset, Maurice Bellet, le cheikh Khaled Bentounès, Enzo Bianchi, Olivier Clément, Boris Cyrulnik, Annick de Souzenelle, Jean-Claude Guillebaud, Philippe Haddad, Albert Jacquard, Joseph Ki-Zerbo, Philippe Meirieu, Ariane Mnouchkine, Edgar Morin, Jean Nouvel, Valère Novarina, Raimon Panikkar, Jean-Marie Pelt, Majid Rahnema, Andrea Riccardi, Paul Ricour , Mgr Albert Rouet, Mohammed Taleb, lama Denys Teundroup, Aminata Traoré, Trinh Xuan Thuan, Paul Valadier, Paul Virilio ou encore Patrick Viveret.

Nous espérons que cette initiative retiendra votre attention. Nous vous informerons de nos activités et des mises à jour de notre site par une brève lettre électronique mensuelle. N'hésitez pas à nous contacter.

Bien cordialement

Pour la fondation Diagonale

Michel-Maxime Egger et Camille Egger-Foetisch, Lausanne, Suisse

Si vous ne désirez pas à l'avenir recevoir d'informations de la fondation Diagonale, merci de d'envoyer un message vide à news-unsubscribe@fondationdiagonale.org



20.11.04
Les assurances: un système perverti auquel il n’est plus possible de résister

Quelqu’un me demandait l'autre jour ce que je pensais des augmentations des primes d’assurances. Voici la lettre que j'ai envoyée début novembre à mon assureur. J’attends toujours une réponse. Le problème des gens est qu'ils deviennent complètement apathiques et ne réagissent plus comme clients, contribuant ainsi à laisser les cartels opérer en toute quiétude.

"Votre courrier m’annonçant une augmentation de primes pour 2005 ne me donne pas de justification qui me concerne personnellement".

"Vous invoquez le vieillissement de la population, or les compagnies qui assurent une plus grande proportion de personnes âgées reçoivent des subventions étatiques. Par ailleurs, je suis déçue de constater que les efforts que je fais à titre individuel depuis de nombreuses années pour me maintenir en forme et alléger ainsi le coût global de la santé, ne sont pas reconnus. Depuis une vingtaine d’années, j’ai traversé des périodes de grand stress professionnel à l’aide de stretching postural, réflexologie, drainage lymphatique, acupuncture, médication chinoise et autre discipline d’hygiène de vie. J’ai beaucoup dépensé en thérapies alternatives qui n’ont pas été prises en charge par l’assurance". "Face au lobby très puissant des compagnies d’assurance, le citoyen, responsable de sa santé, n’a aucun moyen de résister à un système tout à fait perverti. En choisissant une franchise élevée, j’ai pu pendant des années contenir les frais. Avec la progression toujours plus rapide des primes et la modification des franchises, il ne me reste plus beaucoup d’espoir pour le futur, si ce n’est de laisser la maladie s’installer, consommer des produits soit-disants plus scientifiques, techniques donc chers, et d’être ainsi fondue dans la masse, une personne de plus à la charge de la société!"

"J’aimerais savoir dans quelle mesure vous vous préoccupez de cette situation et ce que vous pouvez me proposer?"

"J’attends votre réponse avec intérêt et vous présente, Messieurs, mes meilleures salutations".

Jacqueline Campiche, Locarno, Suisse




20.11.04
Cornélien

On peux gagner des batailles contre le terrorisme. Pour gagner la guerre il faudra combattre ses causes.

En même temps que son dernier aphorisme, Ilja Feldstein fait suivre le message cornélien suivant.

Here's a dilemma for you...what would you do?

This test only has one question, but it's a very important one. Please don't answer it without giving it some serious thought. By giving an honest answer you will discover where you stand morally. The test features an unlikely, completely fictional situation, in which you will have to make a decision. Remember that your answer needs to be honest, yet spontaneous. Thoughtfulness is important for this evaluation to be meaningful!

Ready? Begin!

You're in Florida...In Miami, to be exact... There is chaos around you, caused by a hurricane and severe floods. This is a flood of major proportions. You are a photojournalist working for a major newspaper caught in the middle of this great disaster. The situation is nearly hopeless. You're trying to shoot career-making photos. There are houses and people swirling around you, some disappearing under the water. Nature is showing all its destructive fury.

You see a man in the water! He is fighting for his life, trying not to be taken away with the water and debris. You move closer. Somehow the man looks familiar. Suddenly, you know who it is... it's George W.Bush!

At the same time you notice that the raging waters are about to take him under, forever. You have two options. You can save him or you can take the most dramatic photos of your life. You can save the life of George W. Bush, or you can shoot a Pulitzer Prize-winning photo, documenting the death of one of the world's most powerful men.

Now, here's the question (please give an honest answer). Would you select colour film, or rather go with the classic simplicity of black and white?

Feel free to replace the man by anybody else you love to hate.




20.11.04
Démarrer, allumer... Être mieux vu et voir moins bien?

L'argument selon lequel les phares toujours allumés sauveraient des vies mérite quelques réflexions au delà du gaspillage d'énergie, estimé à 4%, ainsi que de la pollution.

Résoudre un problème et en créer d'autres n'est pas toujours une solution optimale.

Si l'attention des conducteurs est sollicitée d'une façon permanente par les feux allumés d'autres acteurs de la circulation, que restera-t-il pour signaler aux conducteurs et piétons un danger exceptionnel et immédiat? Une ambulance est équipée mais quid d'une voiture privée ou d'un taxi transportant quelqu'un d'urgence à l'hôpital, d'une voiture en détresse, d'un transport spécial, lent ou encombrant, d'une voiture qui sort d'un garage avec peu de visibilité. Que se passe-t-il en cas de route glissante et d’accident? Quant aux motards, ne risquent-il pas de perdre leur privilège qui est de rouler tous feux allumés? Rouler, en voiture, toujours avec les feux allumés nous priverait de la faculté de signaler des situations exceptionnelles. L'exception devenant la règle, on n'y prêterait plus attention.

Plus important encore, si, au volant, votre attention est sollicitée par une lumière venant d'en face, votre attention est forcement diminuée, que ce soit sur votre trajectoire ou sur le champ à votre droite (trottoir / intersections / signalisations).

En plus, il est désagréable ( d'être obligé ) de regarder toujours des phares allumés venant d'en face. L'effet sur la fatigue, l'irritabilité, voire l'agressivité des conducteurs est un facteur difficilement quantifiable. L'effet éblouissant des phares en face diminue aussi la visibilité d'autres objets qui peuvent se trouver sur la route, y inclus des piétons, des animaux, des ballons, des pierres, etc., sans parler des signalisations, surfaces défectueuses etc.

Le seul argument d'être mieux vu ne convainc pas, en particulier si ceci a comme conséquence de voir moins bien. La responsabilité principale doit rester chez celui qui est au volant. Sinon nous devrions tous conduire avec des gyrophares et les klaxons toujours enclenchés pour être mieux vus et entendus. Demarrer, allumer, klaxonner, déresponsabiliser, foncer?

Être mieux vu aux dépens de bien voir n'est probablement pas la meilleure solution, du moins pas dans un pays comme la Suisse. Plutôt que d'investir dans la campagne DEMARRER, ALLUMER, dans une législation éventuelle et dans des contrôles, il vaudrait mieux combattre les conséquences de l'alcool, des drogues, du tabagisme, etc. Si l'on parle de sauver des vies...

Ilja Feldstein, Lutry, Suisse, insuvest@swissonline.ch




03.11.04
Après l'élection américaine: Vers une guerre de religion?

Well the election is all over. It was a remarkable event. I was completely wrong about what would happen. The surprise to me was that the greatly increased turnout would benefit the more liberal candidate. Instead what we all discovered was that none of the expected issues to do with the war, or even the economy were the key ones. The big issue was "decency" or religion. It looks like the majority in the country, who are broadly concentrated in the south and the midwest want a candidate who professes faith. I think it is very interesting that the result of an attack on our country by religious zealots, has led to an essentially religious reaction on our part. I just hope it does not escalate into an uncontrolled holy war.

Alexander Lehàr, Boston, Etats-Unis




15.10.04
www.ppp.ch: Nouveau site Internet de Pain pour le prochain

Le site Internet de Pain pour le prochain (ndlr: le Service des Eglises protestantes de Suisse pour le développement) a fait peau neuve. Plus coloré, plus nerveux, il offre une vision rapide et précise des différents volets de notre travail. Les informations sont classées en sept rubriques: actualité, profil, campagnes, projets, politiques, dons, matériel. Parmi les nouveautés: une première page qui donne un aperçu immédiat des nouveautés du site; une rubrique projets avec des exemples de programmes au Sud, classés par thème; une rubrique dons, qui vous informe sur les façons de soutenir notre travail, une rubrique politique avec de nombreux documents à télécharger. Merci de faire connaître ce site à vos collègues et, si possible, de faire un lien à partir de vos sites Internet sur www.ppp.ch

Pour tout renseignement:

Chantal Peyer, Pain pour le prochain, Information et politique de développement. 021/ 614 77 10. E-mail: peyer@bfa-ppp.ch



08.09.04
Kava du Pacifique: une bien belle étude, mais qui arrive trop tard

Des chercheurs de Nouvelle Calédonie, appuyés par des chercheurs suisses (MM. Lauterburg et Russman de l'Université de Berne) viennent de publier un rapport extrêmement précis sur la toxicité liée à la consommation de Kava, une racine du Pacifique reconnue pour ses vertues relaxantes et sédatives. Même si c'est une première mondiale, cette expertise qui prend à contre-pied toutes les hypothèses avancées jusqu'alors sur le Kava, arrive trop tard. En effet, voilà 2 ans, suite à plusieurs cas d'hépatotoxicité, la Suisse a retiré de ses pharmacies tous médicaments ou solutions à base de Kava. La racine a été bannie du sol helvète. Mais aussi de France, d'Allemagne, Angleterre... N'empêche. Malgré les interdictions européennes, le Kava continue de séduire dans le Pacifique ou il est produit. Exemple en Nouvelle Calédonie ou le commerce de cette racine génère quelque 17 millions d'euros par an. D'où la nécessité de mettre à disposition des consommateurs des données fiables sur un sujet méconnu. A défaut de relancer le kava en Europe, les scientifiques espèrent au moins réglementer sa consommation qui continue de grimper dans cette partie du monde. Eric Dourel, Nouméa, Nouvelle-Calédonie



28.08.04
"Merci de ne plus m'envoyer Migros Magazine"

Rebaptisée "Migros Magazine", la nouvelle formule de l'hebdomadaire "Construire" du grand distributeur Migros ne fait pas l'unanimité, comme le montrent deux courriers parvenus au "Radeau de la Méduse", que nous publions dans cette rubrique. Journaliste, coordinateur pour la politique de développement auprès de la Communauté de travail des oeuvres d'entraide suisses, Michel Egger a longtemps travaillé à la rédaction de feu "Construire".

Madame, Monsieur,

J'ai suivi, vécu et subi avec beaucoup de déception et, à vrai dire, de dépit, l'évolution du journal de Migros. Evolution vers le bas, en termes de contenu, de substance, de qualité journalistique. La dernière mouture avec le changement (très symbolique) de nom nous, vous a fait toucher le fond. Certes, le titre correspond bien à ce que l'hebdomadaire est devenu: un pur produit de marketing, assez populiste d'ailleurs.

Il y eut un temps où Migros concevait son journal comme faisant partie d'une mission culturelle: le produit de ses ventes de biens de consommation devait servir aussi à satisfaire l'âme et l'esprit avec de la nourriture "intellectuelle" de qualité; une manière également de considérer les coopérateurs non seulement comme des "clients" et des "acheteurs", mais comme des êtres humains ayant des besoins non seulement matériels, mais aussi relationnels et spirituels. Sa gratuité, bien comprise, était sa force, un vrai espace de liberté. Aujourd'hui, c'est le contraire qui domine: le journal ne sert plus qu'à faire vendre les produits Migros.

Je vous prie donc de prendre note de la résiliation de mon abonnement et de ne plus m'envoyer Migros Magazine.

Avec mes salutations distinguées.

Michel Egger, 79, Av. C.-F. Ramuz, 1009 Pully, Switzerland



Cher Monsieur Guillet,

Je suis très décue par les exemplaires du "nouveau" "Migros Magazine" qui n'a plus rien à voir avec "Construire". Déjà ces dernières années, j'ai pu constater avec regret que la qualité des articles baissait au profit d'une publicité toujours plus envahissante.

Vous dites: "nous plaçons l'être humain au centre de nos préoccupations", mais quelles préoccupations? L'inviter à consommer encore plus de produits Migros? Mais en tout cas pas l'inviter à se cultiver, à se développer, à élargir ses connaissances dans des domaines très variés. C'était la vocation de "Construire" dans l'esprit de son génial Créateur.

Vos magasins présentent la marchandise avec suffisamment de perspicacité commerciale. Si j'étais fidèle à "Construire" pendant des années, c'est que le journal m'apportait beaucoup. C'est donc avec regret que je prends contact sans tarder avec le Registre des Coopérateurs pour ne plus recevoir Migros Magasins, oh pardon! Magazine.

Avec mes meilleures salutations,

Jacqueline Campiche,Locarno



28.08.04
Animaux trouvés

Bonjour,

Voici un site utile pour vous et vos amis "au cas ou".......

www.animauxtrouvés.ch /

Adios

Christopher F. Vock, Morgins (Suisse), www.leopardsrescue.ch



20.06.04
Un scandale médiatico-éditorial étouffé

Le 7 juin 2004 fera date, comme un jour de honte pour la presse française. Selon un communiqué publié dans Le Monde, "Pierre Péan, Philippe Cohen et [l'éditeur] Fayard renoncent à toute nouvelle publication du livre La Face cachée du Monde", qui a fait énormément de bruit début 2003. Le quotidien du soir et sa Société des rédacteurs, Jean-Marie Colombani, Edwy Plenel et Alain Minc, "prenant acte des déclarations faites et de l'engagement pris par leurs adversaires, se désistent de leurs actions [contre eux]. Ils ne s'interdisent toutefois pas d'agir en justice à l'encontre de toute publication qui citerait ou reprendrait des passages du livre qu'ils estiment diffamatoires ou injurieux."

Il n'y aura donc toujours pas de véritable débat public sur les pratiques journalistiques douteuses du Monde et sur la non moindre malhonnêteté du travail de Pierre Péan et Philippe Cohen. L'absence de procès en échange de cette garantie de censure constitue une transaction opérée par un journal qui se présente comme un porte-drapeau de la liberté d'expression... La presse aurait crié au scandale pour bien moins, si par exemple une entreprise classique avait conclu un tel accord. Mais le poids du corporatisme journalistique est ce qu'il est, en France.

Cette affaire met également à nu une escroquerie éditoriale. Elle aura permis d'écouler plus de 200000 exemplaires d'un essai présenté à tort, par les médias, comme une remise en cause du journalisme français. Le lancement a donné lieu à une polémique sans lendemains, en effet, et sans véritables critiques, à quelques exceptions près. D'un côté, il y a eu le clan corporatiste qui refuse le principe même que l'on puisse critiquer des journaux français. De l'autre, les alliés aveugles des auteurs de La Face cachée du Monde, souvent unis par une haine non dissimulée des dirigeants de ce journal et du capitalisme personnifié par Alain Minc. Cet excès de manichéisme, cette incapacité d'élever le débat à une remise en cause du journalisme à la française, cette non-dénonciation des fautes commises par Péan-Cohen, ont instauré un dialogue de sourd qui devait aboutir à l'accord liberticide annoncé le 7 juin 2004. Si l'essai, publié par un département de Fayard, avait été le fruit d'une enquête et d'une écriture rigoureuses, Le Monde n'aurait pas pu proposer cette opération omerta aux auteurs et à leur éditeur.

Bien que commercialement avantageuse, l'affaire a été piteuse dès ses prémices. Il y a eu d'abord le discours anti-journalisme d'investigation de Pierre Péan dans les interviews de présentation de son livre. Puis la complicité active de L'Express, hebdomadaire qui a publié des extraits du livre, suivie du silence coupable du Figaro (sur la demande de son patron, Yves de Chaisemartin). Le quotidien aujourd'hui contrôlé par le groupe Dassault a cependant fini par publier un long article sur La Face cachée... le 8 juin 2004. C'est à dire 16 mois après sa parution, pour évoquer l'arrangement entre ennemis. L'auteur de ce papier des pages "saumon", Emmanuel Schwartzenberg, s'est montré très complaisant avec les partis en litige, allant jusqu'à désinformer les lecteurs du Figaro au sujet du métier d'essayiste. La Face cachée contiendrait "des erreurs manifestes inhérentes à ce type de projet", selon Schwartzenberg, dénigrant au passage les essais et documents fiables et rigoureux.

Dénonciation en partie fondées sur Le Monde, mais inégales et même ignominieuses, parfois. Travail bâclé de deux essayistes et de leur éditeur, pourtant tous réputés (surtout Péan). Refus de s'expliquer de la part des dirigeants du Monde. Organisation d'une illusion de débat dans les médias, concentré sur le trio Colombani-Plenel-Minc. Puis pour terminer, un enterrement habillé en médiation de la Justice, avec le consentement et le mensonge par omission de certains journaux. La presse française n'a décidément pas le courage de discuter sur les pratiques professionnelles de ses journaux et de ses journalistes icônes.

Jean-Pierre Tailleur, journaliste, auteur de "Bévues de presse"




22.05.04
Quand un cinquième de l¹humanité vote

La plus grande démocratie du monde a appelé ses citoyens aux urnes. Ces quelques semaines, vécues de près, furent fascinantes. Les médias qui ont fait leur travail d¹information à merveille ont déjà tout dit et tout commenté. Cependant, en marge de cet événement national qui a déplacé, sous un soleil de plomb, les foules vers les isoloirs, j¹ai eu envie de partager quelques réflexions avec la Méduse... Suite dans notre rubrique Lettres de l'Inde

Marie-Anne Derron, New Delhi, Inde




15.04.04
Traitement atroce des animaux

Suite à l'article "Clubs out in force for baby seals" paru dans le "Herald Tribune" du 5 avril 2004, j'ai ecrit l'article suivant pour exprimer mon opinion à propos du traitement atroce des animaux au nord du Canada.

There are certain guidelines that have been modified and carefully analyzed by professionals, which define the way in which we should treat the environment, animals and nature in order to sustain our own species. Unfortunately I am under the impression that there are many crucial officials in the sealing industry and in Canada who are misinformed or unaware of these guidelines. I am a firm believer that animals, nature, and human interests are all connected, and that the mistreatment of animals and destruction of the environment will lead to one final and terminal result: the fall of human beings.

I was shocked to discover that the 2001 report by an international team of veterinarians stated that over 40% of seals were skinned alive, and that there are over 600 documented violations of the Canadian Criminal Code and Marine Mammal Regulations which include the skinning of live seals. It is appalling to know that the Department of Fisheries and Oceans in Canada has acknowledged this report, but has still failed to address this atrocious problem.

And what are the excuses used by the sealers to validate their reasons for killing these innocent animals? Tradition. The fur market. That the seals have been a primary cause in the depletion of the cod population. These are all unjustified motives. Tradition-yes it is true that the sustainable killing of seals for their meat and fur used by the natives of the north has gone on throughout history; but the modern day reason is simply commercial exploitation. And even if the quantity of cod that Harp seals consume is an arguable matter, the facts that have been agreed by all reliable scientists involved are 1) these seals did not themselves cause the collapse of the cod population and 2) killing the seals will not lead to an increase in this type of commercially important fish. And the pelts? Well, today, due to a law introduced in Europe during the 70s that banned the import of seal pelts, there is no viable market in this area for baby seal pelts and many of these are simply left decaying away in storehouses.

It all comes to this: Do you really think that such groundless excuses justify the suffering of these innocent baby animals?

Jenna Lundin, Genève, Suisse

Email = jennaalundin@yahoo.com



13.04.04
Chernobyl: a terrifying read

Dear folks,

>A very interesting & terrifying read.

> >Click on below link.>

> >> An incredible scroll through one of the worlds major disasters.

>> >> > >PS defintely not a bike rally i would attend !

>>Christopher F. Vock, Valais, Switzerland




13.04.04
Prix de l'essence: et si on essayait...

>>Même si n'avez pas de voiture, vous pouvez distribuer le message suivant >>à vos amis, pour une guerre des prix intelligente contre les compagnies >>pétrolières.... On dit que le prix de l'essence va bientôt dépasser 1.50 >>Euro le litre...! Vous voulez que les prix baissent ? Il faut agir >>conjointement et solidairement. Quelqu'un a suggéré une idée géniale, beaucoup plus sensée que celle qui >>nous demande de ne pas acheter d'essence tel et tel jour, en avril ou mai dernier. >>

>>Les compagnies pétrolières ont bien ri de cette démarche parce qu'elles >>savaient que nous ne pourrions pas continuer à NOUS faire du mal en >>refusant systématiquement d'acheter de l'essence: c'était beaucoup plus un >>embêtement pour nous qu'un problème pour elles. >>

>>Mais la proposition suivante pourrait s'avérer d'une efficacité redoutable, >>pour autant qu'on l'applique de façon rigoureuse. Prenez le temps de lire >>ce message au complet et joignez-vous à nous. Les compagnies pétrolières et >>l'OPEP nous ont conditionnés à croire que le prix qu'ils nous imposent >>est une très bonne affaire. Mais vous pensez probablement qu'acheter >>l'essence aux environs de 58,9 cents le litre est une très bonne affaire. Nous >>aussi! >>

>>Nous devons donc mener des actions résolues pour leur montrer que ce sont >>les acheteurs et non les vendeurs qui contrôlent le marché. Vu la hausse >>quotidienne du prix de l'essence, nous devons réagir en tant que >>consommateurs.

>>La seule façon de voir chuter les prix consiste à frapper le portefeuille >>des compagnies pétrolières en n'achetant pas leur essence, mais sans que >>NOUS soyons les premiers embêtés. Or, étant donné que nous avons besoin >>de nos voitures, nous ne pouvons pas nous permettre de faire la grève des >>achats d'essence.

>Nous pouvons toutefois avoir un impact réel sur le marché de l'essence >>si nous agissons tous ensemble dans cette guerre des prix. >

> >>Voici la proposition:

>>N'ACHETONS PAS UNE GOUTTE D'ESSENCE AUX DEUX PLUS IMPORTANTES COMPAGNIES >>PÉTROLIÈRES (qui n'en font plus qu'une maintenant): SHELL et ESSO. >>

>>Si elles ne vendent pas d'essence, elles seront obligées de réduire >>leurs prix. Si elles réduisent leurs prix, les autres compagnies devront les >>suivre. Mais pour créer un tel impact, nous devons obtenir la >>coopération des millions de clients de SHELL et ESSO.

>>Le Net nous donne le moyen d'y arriver: Ce message a été envoyé à une >>trentaine de personnes. Si chacune d'entre elles le transmet à environ >>une dizaine de ses connaissances (30 x 10 = 300), que celles-ci font la même >>chose (300 x 10 = 3000), et ainsi de suite, ce message aura atteint plus >>de TRENTE MILLIONS de consommateurs à sa septième génération ! >>

>>Tout ce que vous avez à faire c'est d'envoyer ce message dès aujourd'hui >>à 10 personnes en leur demandant de faire la même chose. >>

>>ET BIEN ENTENDU, EN PARALLELE, N'OUBLIEZ PAS DE BOYCOTTER SHELL ET ESSO. >>C'est tout. Agissons ensemble pour faire la différence ! >>Si vous croyez pouvoir provoquer une différence sur le prix de l'essence, >>passez ce message à vos connaissances. ON N'A RIEN À PERDRE À ESSAYER ! >>

>>NB: pour éviter toute surcharge inutile, renoncez à utiliser la fonction >>"transfert" ou "forward to" de votre programme, mais faites un >>"copier-coller" dans un nouveau message!

veronique.mooser@bluewin.ch




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27.03.04
Déjà des coupures d'eau en Inde

Nous ne sommes qu'au mois de mars 2004 et il y a déjà des coupures d'eau .... Quand à l'electricité, je pense à une certaine boutade: à quoi sert-il de développer des technologies de pointe si tu ne peux brancher ton ordi sur n'importe quelle prise électrique? C¹est avec beaucoup de plaisir et d¹intérêt que j¹ai l'article dans "La Liberté" du 19 janvier "Bombay s'offre son carnaval". J¹ai suivi le forum social par TV5 interposée, car extrêmement peu d'articles sur cet événement ont été publiés dans les quotidiens de Delhi. Seule une des affirmations tonitruantes de José Bovet a passé la rampe (en première page du Hindustan Times - excusez du peu), affirmation qui disait en substance qu'il fallait bouter Coca Cola hors de l'Inde. Réaction de jeunes indiens que nous connaissons: franche rigolade. Coca-cola (et Pepsi, d¹ailleurs) figurent parmi les boissons préférées des jeunes et des moins jeunes. Moi qui déteste le Coca... Suite dans notre rubrique communication

Marie-Anne Derron, New Delhi, Inde




25.03.04
La tension monte au Vénézuéla

La tension monte au Venezuela. C'est un moment décisif car le lieutenant-colonel Chavez exerce un contrôle total de l'appareil de l'Etat qu'il a militarisé. La Cour Suprême, les autorités électorales et les institutions dont le rôle est de protéger le citoyen, sont devenues ses complices. Il ne reste que les médias qui jouent le tout pour le tout, en exagérant parfois il est vrai. Mais c'est encore pire du côté de la presse et de la télévision sous contrôle de l´Etat. La dictature risque bientot de s'imposer définitivement. A la télévision et dans la presse encore libre, des gens de toutes origines dénoncent chaque jour les emprisonnements, tortures, disparitions et autres assassinats. Depuis que les manifestations sont reparties pour exiger la réalisation du référendum révocatoire le 27 fevrier dernier, il y a déjà eu 13 morts; 300 jeunes manifestants sont enfermés dans des prisons de droit commun... La ville s'est réduite pour nous à quelques quartiers à l'Est de Caracas, appartenant à des mairies de l'opposition. Le reste est un no man's land où règne l'arbitraire et l'insécurité. L'intérieur du pays attend son sort qui dépend de celui de la capitale comme l'histoire le veut au Vénézuéla. A l'extérieur j'ai l'impression que Chavez est la coqueluche d'une gauche bourgeoise qui gobe le mythe du héros romantique qui affronte tout seul l'empire. Mais ici le peuple crève de faim et le pays, malgré le pétrole, sombre dans la ruine. Le lieutenant colonel octroie à gauche et à droite des concessions pétrolières, en particulier aux entreprises américaines et françaises (chères à Ignacio Ramonet?) après avoir ruiné les entreprises nationales. Le pays est déchiré, divisé comme les familles et les amitiés. Depuis deux semaines se joue la nouvelle pièce de théatre écrite et dirigée par ma femme Lupe "Nos vamos o nos quedamos?": nous restons ou nous partons. Une comédie... Succès total. Salle pleine tous les soirs. J'ai fait la scénographie (un tas de valises). Paradoxalement il fait beau et le moral est très bon.

Felipe Delmont, Caracas, Venezuéla




22.02.04
Frondeur

Ayant appris l'existence du "Radeau de la méduse" de mon confrère et compagnon de route, Christian, je me suis précipité sur sa prose. Je le félicite pour l'intérêt et la pertinence de ses propos et remarques. Je reconnais bien là l'esprit acéré et frondeur de Christian. Félicitations.

Didier Planche, Aubonne/Douala didier.planche@bluewin.ch




06.12.03
Pas de dépendance envers l'Irak!

La voiture est le problème de cette société. Je pense que seule une interdiction complète de l'utilisation de la voiture privée permettrait de le résoudre. Si je prends encore la voiture, c'est parce que l'on ne me l'a pas encore interdit. Je pense à tous les avantages qui découleraient d'une telle interdiction: pas de pollution, qualité de vie augmentée par cent, pas de dépendance envers l'Irak, meilleure santé parmi la population, socialisation des transports, pas de complexes ou de standing affichés, une plus grande proximité de vie. Beaucoup d'économies financières et de l'argent à investir différemment. C'est extrême mais pas impossible. Cela nécessite une étude plus approfondie.

Gaetano Campanile, Genève


27.11.03
Présentation claire et sobre

Je suis allé faire un tour sur le radeau de la méduse. C'est fort intéressant, et j'aime aussi cette présentation très sobre et claire pour le site. Voici deux "links" vers des portails que j'utilise occasionnellement pour des questions environnementales, ce sont TerraDaily et RAND

Rahul Combernous, Bex


20.11.03
Ils ne manquent pas d'air au "Temps"

Suite au "potin de la Méduse" consacré à la rubrique "Sortir" de "La Liberté", l'ancien chef du marketing du "Journal de Genève et Gazette de Lausanne" nous envoie ce courriel:

"Concernant 'Sortir', ils ne manquent pas d'air, au 'Temps'... C'est moi qui ai amené ce titre au JdG (j'avais fait cette maquette avec Philippa de Roten). Je l'avais d'ailleurs piqué à des copains de Sète-Montpellier. C'est le nom du gratuit local de spectacles depuis au moins 15 ans (qui est d'ailleurs déposé en France).

Dominique Flaux , Genève, dominique.flaux@quorum-com.ch


20.11.03
Deux projets à découvrir

Deux adresses informatiques me semblent très intéressantes et sujets d'espoir dans ce monde qui parfois nous paraît en perdition... Et pourtant il y a des hommes de bonne volonté qui se mettent en chemin pour améliorer et espérer un monde plus beau, prenons exemple et encourageons-les!

Le premier projet:
AndaInternational, sur l'Amazonie.
Le deuxième projet: Antenna, sur l'alimentation.

Je vous souhaite de les découvrir rapidement!

Denyse Hay , Genève, dhay@freesurf.ch


03.10.03, 20h31
BRISER L'ARROGANCE DES VISIONNAIRES

Faut-il stopper la société de consommation?, se demandait Marcuse en 1970? Le philosophe voyait déjà l'antagonisme capitalisme-socialisme comme une fiction: en URSS comme aux Etats-Unis, c'est la même société industrielle qui a triomphé. Elle a engendré des structures sociales répressives qui empêchent l¹épanouissement du bonheur humain. A quoi sert à l'homme de gagner le monde s'il vient à y perdre son âme? Pour Marcuse, il ne s'agit pas de renoncer aux machines mais de les utiliser de façon plus intelligente. "Le fait de pouvoir élire librement des maîtres ne supprime ni les maîtres ni les esclaves. Et les esclaves ne savent même pas qu'ils sont esclaves".

Et dire qu'à l'époque le Club de Rome avait été mandaté par les gens de l'économie! Dommage que la synergie entre les penseurs ne soit pas meilleure. Ils tombent dans le piège d'un certain individualisme parce que ce sont des êtres souvent géniaux, au lieu de se donner la main comme les êtres qui ont moins de talents!!! Le problème est peut-être là. Il faudrait briser les arrogances des visionnaires et les rendre accessibles à un public le plus large possible, par un discours simple qui touche le coeur des gens, pour pouvoir élever leur conscience.

Jacqueline Campiche , Locarno


27.09.03, 17h06
LE CHAOS DE LA SANTE PUBLIQUE

Je serais très heureux de voir les médias s'intéresser enfin à ma thérapie séquentielle homéopathique , qui apporte depuis bientôt trente ans la réponse la plus simple et la meilleur marché aux principaux problèmes de santé de notre temps. Si les médias avaient fait leur travail, qui est d'informer, le Souverain aurait pu faire le sien, qui est de gouverner, et, par exemple, prendre les mesures qui auraient très rapidement assaini le secteur chaotique de la santé publique.

Jean Elmiger, CH-Pully, jfelmiger@hotmail.com

23.09.03, 13h21
CITOYEN DERESPONSABILISE

Je trouve l'idée de votre site très intéressante. En effet, je suis toujours à la recherche d'information et d'articles de fond pour nourrir mes réflexions et les recherches de solutions ou d'alternatives au tout-à-l'économie. Après avoir vécu plusieurs campagnes de votations, je me rends compte que le citoyen a été transformé en consommateur et déresponsabilisé. D'autre part, les mouvements écologistes et altermondialistes n'arrivent plus à se faire entendre, faute de compétences en communication et en stratégie.

Catherine Martinson, WWF Fribourg


Le radeau de la Méduse vous inspire une proposition?
Vous avez une information à nous communiquer?
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D'une injustice?

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