L’exploitation de l’homme par l’homme a encore de l’avenir. Elle a ses affidés jusqu’au coeur de la sainte Europe. Voyez ces capitaines d’entreprise qui ne rêvent que d’une chose: exiler leurs usines à n’importe quel prix environnemental et social au pied de la Grande Muraille. A écouter ces orfèvres de la délocalisation, l’Empire du Milieu est le pays de cocagne d’où jaillira le salut industriel du monde. Pour se donner confiance, ils exhibent les statistiques du PIB chinois, une croissance annuelle à deux chiffres, carrément. Pourtant le régime bannit la liberté d’expression, interdit les syndicats et les manifestations de rue. Il est jusqu’aux bons libéraux façon Sorman («Les rébellions chinoises», Fayard) pour l’affirmer en substance: en se ruant les yeux fermés en Chine, nos industriels cautionnent la répression, la violence, la main-d’oeuvre à bas prix, un capitalisme sauvage qui n’hésite pas à sacrifier l’environnement à sa boulimie insensée.
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Edipresse va lancer son “Matin Bleu”, journal gratuit lémanique, le 31 octobre.
Dans les couloirs des rédactions lémaniques, on ne parle plus, on chuchote. Alimentée par la menace de sanctions, la terreur règne.
En finançant un film aux accents hollywoodiens, le rĂ©assureur Swiss Re espère sensibiliser l’opinion publique au dĂ©règlement climatique.
Un journal gratuit s’apprĂŞte Ă dĂ©barquer en Suisse romande. Le “Matin Bleu” s’inspirera-t-il du “20 Minuten” zurichois, une feuille qui sert souvent de pose-pied sur les banquettes des trains et se lit en 20… secondes? DonnĂ©-jetĂ©, très peu Ă©colo de surcroĂ®t: il encombre les poubelles, quand il ne tapisse pas le sol des gares. Le gratuit est donc cher, finalement, en termes de salubritĂ© publique. De fait avant d’annoncer son lancement, le groupe Edipresse a hĂ©sitĂ© très longtemps, on le comprend. Mais aujourd’hui il doit dĂ©fendre le concept. Son propriĂ©taire, Pierre Lamunière, qui ne jure d’habitude que par le “Financial Times” - le “top du top” - va jusqu’à affirmer très sĂ©rieusement que le gratuit forcera les autres journaux, notamment les siens (gentil pour ses journalistes, ça!), Ă amĂ©liorer… la qualitĂ© de leur contenu. On croit rĂŞver. On doit se pincer aussi en Ă©coutant le patron de l’Information Ă la première chaĂ®ne de la Radio romande. Internet, dit en substance Patrick Nussbaum, change la donne car l’information s’exerce dĂ©sormais par l’intermĂ©diaire de M. et Mme Tout-le-Monde. A force de pratiquer le micro-trottoir, Nussbaum a peut-ĂŞtre oubliĂ© que la quintessence du mĂ©tier de journaliste reste l’écriture.
A l’heure des ouragans et du pĂ©trole qui flambe, la classe politique fait preuve d’imprĂ©voyance.
SpĂ©cialitĂ© de la presse romande, le jeu des chaises musicales fait cette fois le bonheur de deux galonnĂ©s, Eric Hoesli et Federico Camponovo. Ils ont retrouvĂ© un poste Ă la hauteur de leurs prĂ©tentions financières chez Edipresse, Ă “24 Heures” notamment, en ce qui concerne le second nommĂ©. Mais comme le budget du “grand quotidien [...]
En Inde, lit-on lit parfois dans les médias, 30 millions de personnes n’ont pas accès à l’eau potable. Si, par “accès”, on admet que l’eau potable peut couler d’un robinet à l’intérieur ou à l’extérieur des maisons, alors, en Inde personne n’a accès à l’eau potable. Et, pour beaucoup, ce n’est déjà pas mal d’avoir accès à l’eau tout court.