L’explosion d’une usine pĂ©trochimique Ă Harbin, en Mandchourie, provoque une pollution majeure et menace directement la santĂ© des neuf millions d’habitants de cette zone urbaine, soit une population près d’une fois et demie supĂ©rieure Ă celle de la Suisse. Dans la Russie voisine, les habitants prient et font des provisions d’eau. Terrifiant est le silence qui a entourĂ© la catastrophe. Les autoritĂ©s ayant gardĂ© un mutisme absolu, personne ne s’est rendu compte de l’ampleur de celle-ci. Et les dĂ©tails continuent Ă nous parvenir au compte-goutte. Tandis que certains “experts” rassurent et prĂ©tendent qu’il n’y a rien Ă craindre de la nappe de benzène qui s’écoule dans la rivière Songhua, d’autres, par contre, s’inquiètent des risques de cancers liĂ©s aux Ă©manations. Au fait, cela ne vous rappelle pas d’autres Ă©vĂ©nements tragiques? Seveso, par exemple, oĂą les dirigeants de l’usine maudite se sont tus longtemps avant d’informer la population.Bhopal, Ă©galement, oĂą vingt ans après l’accident qui tua des milliers de personnes, les responsables n’ont toujours pas Ă©tĂ© jugĂ©s. Eux aussi tentèrent d’occulter le dĂ©sastre. LâchetĂ© et dissimulation au service des intĂ©rĂŞts des actionnaires. L’environnement et la santĂ© sacrifiĂ©s sur l’autel du profit immĂ©diat et du moindre coĂ»t sĂ©curitaire. Faut-il que l’homme n’apprenne jamais rien du passĂ©?
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Le yo-yo des cours du brut n’est-il que le rĂ©sultat d’une gigantesque spĂ©culation? Un journaliste new-yorkais en est convaincu.
Edipresse et Hersant sont toujours comme chien et chat, la preuve par “TV Plus”, supplément télé des trois quotidiens romands aux mains du groupe Hersant, lancé en janvier 2005.
Dieu sait si j’aime bien le foot. Ce sentiment de grand large qui anime le joueur quand il foule la pelouse du stade. Ou, si vous êtes dans les gradins, cette émotion qui vous saisit à la vue de votre onze coloré préféré. Malheureusement, le football actuel n’a plus rien à voir avec l’image d’épinal. Médiatisé à outrance, noyauté par d’énormes intérêts publicitaires et financiers, il a dévié de sa vocation première, le sport. Quand la France gagna le “Mundial”, en 1998, chaque Français se sentit pousser des ailes. L’industrie du pays devint plus compétitive. “On est les meilleurs”, crièrent aussi en coeur cent millions de Brésiliens lorsque l’équipe au maillot jaune et vert l’emporta quatre ans plus tard. De fait, Sao Paolo est aujourd’hui une Mecque pour les déshérités du Sud, même africains. Comment s’étonner dès lors des manifestations de violence qui accompagnent les matches? Castagnés à Istanbul, les footballeurs suisses n’en sont pas encore revenus. Les journaux demandent des sanctions exemplaires mais quoi que décideront les instances du football, cela ne changera rien au fond du problème. Promu instrument de domination économique, le football sera de plus en plus confronté à ce genre de dérive, surtout dans le Sud exubérant, indigent et impatient. Après tout, les pays industrialisés qui ont inventé le ballon-fric récoltent ce qu’ils ont semé.
Les sociétés de rédacteurs et syndicats de journalistes suisses sont sur pied de guerre.
Dix ans après l’introduction de l’agriculture OGM au Canada, Pat Binns, premier ministre de la petite province agricole de l’Ă®le du Prince-Edouard (135 000 habitants) situĂ©e dans le golfe du Saint-Laurent, veut faire de l’Ă®le une zone sans OGM.
A en croire un sondage, un Suisse sur cinq n’hĂ©siterait pas Ă placer des OGM dans son assiette. Cette part monterait mĂŞme Ă 30% si les prix baissaient. Peu leur chaut, Ă ces Helvètes, qu’il n’y ait pas d’unanimitĂ© parmi les experts. MalgrĂ© les risques, ils font confiance au Progrès, comme ces millions d’AmĂ©ricains qui
mangent dĂ©jĂ des aliments traitĂ©s gĂ©nĂ©tiquement. Et alimentent la statistique du nombre d’obèses au pays Ă la bannière Ă©toilĂ©e.
Fabricante d’OGM, l’industrie chimique utilise le mĂŞme sondage pour tirer la couverture Ă elle. Elle rĂ©cupère les statistiques pour prĂ©dire un avenir radieux aux produits traitĂ©s gĂ©nĂ©tiquement.
Le dieu-consommateur a tous les droits, celui de tuer les dimanches comme celui de forcer l’agriculture à labourer aux OGM. Parce que le consommateur doit être libre dans ses décisions. “Il faut lui laisser le choix même s’il est minoritaire”, argumentent en coeur les marchands de paillettes.
Il fut un temps où l’on diabolisait la société de consommation. Aujourd’hui on la sanctifie au nom de l’évolution des moeurs.
25 fonds d’investissement dont le suisse ethos s’engagent Ă surveiller l’activitĂ© des entreprises du secteur de l’internet dans les pays rĂ©pressifs.
Si elle n’existait pas il faudrait l’inventer, l’agence Infosud.
Ouf, on a eu chaud pour le Matin Bleu. Le nouveau gratuit est la copie conforme du “20 Minuten” zurichois qui annonce à son tour une édition romande.
Il ne perd pas de temps, Eric Hoesli. Promu proviseur en chef des rĂ©dactions d’Edipresse, l’ancien directeur du…Temps fait le tour des popotes en imposant sa baguette et son rythme.