Publié le 31 décembre 2005 / Editorial Pas de commentaires »

Magnifique Balavoine qui osait engueuler le futur président français, Mitterrand en l’occurrence, sur un plateau de télévision. Etonnante époque qui permettait ce genre de happening. En France, les médias commencent à célébrer les 20 ans de la mort du chanteur aux trois octaves, rappelant son engagement tiersmondiste et écologiste avant l’heure. Deux combats banalisés aujourd’hui, ajoute en substance Paris Match. Comme si la liberté d’expression avait triomphé désormais. Le contraire est plutôt vrai. On aimerait bien trouver un artiste qui ait le cran d’interrompre Chirac sur Antenne 2. On aimerait bien rencontrer un provocateur qui produise des textes d’une authenticité comparable à ceux de Balavoine. Et d’abord quelle émission serait d’accord de les diffuser, le cas échéant? D’aucuns disaient autrefois que s’ils fussent nés à l’époque du hit parade, un Brassens ou un Brel n’auraient mais pas pu percer. Paroles prémonitoires. Ramené aux critères actuels, ajoute Match, Balavoine aurait été un leader de la mouvance altermondialiste. C’est possible mais alors il aurait sacrifié sa carrière. A la télé, dans les journaux, le forum social n’a pas droit de cité car il ne rapporte pas d’argent. Les paillettes du showbiz ne s’accomodent que de slogans insignifiants, pâles copies des saines et défoulantes vociférations des contestataires, façon années septante. Où êtes-vous, disciples de Balavoine et Lennon? Où te caches-tu, info rebelle?

Publié le 26 décembre 2005 / Sur le vif Pas de commentaires »

En pleine actu, l’appel “Info en danger” (notre rubrique “Débats”) lancé par des journalistes suisses. La pression des annonceurs se fait telle que les journaux donnent l’impression de se transformer en catalogues de grands magasins.

Publié le 24 décembre 2005 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

Le poste d’Isidore Raposo ne sera pas resté longtemps vacant, s’il faut en croire l’information non confirmée selon laquelle Danièle Pittet deviendrait rédactrice en chef de “24 heures Nord Vaudois Broye”. L’heureuse élue occupe actuellement la fonction de rédactrice en chef adjointe de “24 Heures”.

Publié le 22 décembre 2005 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

Anecdote rapportée à La Méduse par un vieux renard de la scène académique genevoise.

Publié le 21 décembre 2005 / Sur le vif Pas de commentaires »

Cessons de raisonner en fonction de schémas partis en fumée! Faire du journalisme, c’est faire de la culture.
Il serait trop simple de penser que notre profession est en crise, uniquement en crise. Elle est «tout simplement» en mutation. L’heure n’est pas aux lamentations sur un passé glorieux en pleine dégénérescence mais aux vraies réflexions et [...]

Publié le 19 décembre 2005 / Editorial Pas de commentaires »

Joseph Deiss peut rentrer au bercail avec le sentiment d’avoir rempli son mandat de commissionnaire zélé de gros wp_postsateurs suisses et l’illusion de n’avoir pas trahi le monde agricole. Mais le compromis obtenu à Hong Kong en est-il bien un? Ne faut-il pas plutôt y voir une nouvelle victoire du «way of life» à l’américaine privilégiant la facilité et le rendement plutôt que la qualité de vie?
Chers puristes, il faudra vous y faire, dans huit ans - c’est vite là - le monde ne chantera plus seulement en anglais, il mangera aussi des haricots en boîte et du corned-beef au ketchup. En tout cas le délai supplémentaire obtenu par les Européens sur le dossier des subventions aux wp_postsations agricoles fait sourire. 2010 ou 2013, quelle différence pour nos paysans, finalement?
L’accord signé en Asie n’est certes pas parvenu à imposer un plafonnement des droits de douane mais il n’en consacre pas moins un marché de dupes. Qu’ont finalement les pays les plus pauvres à gagner dans l’opération? On essaie de nous faire croire que le Sud a marqué un point important, alors que les Etats-Unis ne supprimeront même pas les soutiens internes octroyés à leurs cotonniers.
On peut d’ailleurs se demander pourquoi les pays les moins avancés, où les agriculteurs constituent la majorité de la population, s’évertuent à concourir au trophée de la nation la plus libre-échangiste, un jeu auquel les multinationales du Nord excellent. Ne serait-il pas mieux inspiré, le Sud, de changer de stratégie, en se battant au contraire pour protéger ses productions indigènes?
L’administration Bush, en revanche, a tout lieu d’être satisfaite. En 2007 arrive à terme la capacité pour le président américain de faire passer ses lois commerciales sans avoir à se soucier des amendements du Congrès. Hong Kong le relance dans la dialectique du bulldozer, même s’il devra aller très vite. Une autoroute s’ouvre désormais à la privatisation de la planète. L’eau, l’électricité, les écoles, la police et l’armée seront l’enjeu des prochaines négociations tant au niveau multilatéral - dans le cadre de l’OMC - que bilatéral, une approche que les grandes puissances semblent privilégier aujourd’hui en l’absence, hélas, de tout véritable débat démocratique.
(1) Commentaire paru dans “La Liberté” du 19.12.2005

Publié le 17 décembre 2005 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

Cette fois ça barde entre la TSR et Nestlé. L’affaire commence en juillet dernier avec la suppression de la rubrique économique dirigée par l’excellent Nicolas Rossé. 51 journalistes de la Télévision suisse romande (TSR) signent une pétition demandant le maintien de la rubrique. En vain.

Publié le 15 décembre 2005 / Editorial Pas de commentaires »

Dans un passé récent, les Suisses ont eu la chance de pouvoir voter sur plusieurs objets susceptibles de conditionner leur manière de vivre. L’un d’eux a trait à la privatisation de l’électricité, qu’ils ont refusée. Un autre aux organismes génétiquement modifiés, qui ne sont pas près de finir dans leur assiette, grâce à l’acceptation d’un moratoire. Ce droit de s’exprimer est un privilège que la population helvétique doit à la démocratie directe. Un système qui n’est toutefois pas un acquis: il a fallu lutter pour le conquérir et il faut se battre pour le conserver. Tous les Suisses en sont-ils conscients? Lovés dans le confort du train-train consumériste n’avons-nous pas tendance à oublier que la liberté n’est pas un statut gagné d’avance? Un parallèle peut être établi avec l’arrivée des journaux gratuits financés par la publicité qui donnent l’illusion que l’information est un dû. Alors que rien n’est moins vrai. L’information se mérite et se paie. Tel est aussi le message de l’appel “Presse romande - L’information en danger” (accessible sur notre rubrique “Débats”) qu’un groupe de journalistes a lancé au début de l’automne 2005. Les échos recueillis à ce jour montrent que le souci de préserver les journaux du diktat des annonceurs est loin d’être le fantasme d’une minorité.

Publié le 10 décembre 2005 / Boussoles Pas de commentaires »

Quatre ans après l’éclatement de la bulle Enron, des leçons ont été tirées. Mais la gouvernance d’entreprise est loin d’être parfaite.

Publié le 10 décembre 2005 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

Rédacteur en chef de l’actu à la télévision romande, André Crettenand déclare au “Matin” n’avoir connaissance d’”aucun mécontentement interne” à la tour de la TV. Il n’a pas l’air bien informé de ce qui se passe dans sa propre maison.

Publié le 4 décembre 2005 / Editorial Pas de commentaires »

La dernière victime en date du mouvement mondial de privatisation se trouve en Suisse. Il s’agit de Swisscom. L’opérateur national helvétique a trempé son orteil dans les eaux tumultueuses du capital privé pour la première fois au début des années 90. Mais l’Etat en est resté l’actionnaire majoritaire tout en lâchant la bride parfois inconsidérément. A plusieurs reprises au cours de la dernière décennie, Swisscom a tenté de prendre des participations à l’étranger mais cette politique s’est souvent soldée par un échec. En Inde, le groupe suisse a même frôlé le désastre. Aujourd’hui, fort du sentiment qu’il doit justifier la position de valeur vedette occupée par son action à la Bourse, il convoite notamment un opérateur irlandais. Sans succès, pour l’instant. Les analystes financiers font preuve de scepticisme, le titre s’enfonce dans les profondeurs de la cote et les membres du gouvernement s’étripent à défaut de trouver une stratégie viable pour Swisscom dont l’effectif atteint plusieurs milliers d’employés - mais qui s’en soucie vraiment? En réalité, l’opérateur a été à la fois trop et pas assez loin dans le processus de privatisation. Otage de ses contradictions, il ne peut plus ni reculer ni avancer. Sa situation devient tragique. Swisscom, une nouvelle affaire Swissair?

Publié le 4 décembre 2005 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

S’agit-il d’un précédent qui fera école? On ne le souhaite pas pour l’indépendance des médias audiovisuels.

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