“Monsieur Prix” bouge enfin. Il cloue au pilori l’industrie pharmaceutique et ses médicaments trop chers. Il a tellement raison, même si ses admonestations viennent tard. Cela fait des années que tel praticien fribourgeois dénonce l’enrichissement disproportionné des fabricants qui vendent 25 francs un comprimé dont la production a coûté 20… centimes. Ce médecin critique aussi la complaisance de confrères plus enclins à emboîter le pas aux consignes du marketing pharmaceutique qu’à en dénoncer les abus. Comment pourrait-il en être autrement, alors que nombre d’entre eux acceptent servilement les invitations aux colloques organisés par les producteurs? Mais l’honnête docteur prêche dans le désert. Non contents de rechigner à prescrire des médicaments chers, trop de médecins choisissent la politique de l’autruche quand on leur demande de faire acte de solidarité avec ceux qui contestent le système établi. Situation malsaine à plus d’un titre. D’un côté, rien n’est entrepris pour endiguer la spirale infernale des coûts de la santé. De l’autre, on entretient une digue de profits qui devient chaque jour plus fragile. Le jour où elle cèdera sous la pression des génériques et des consommateurs excédés par des années d’immobilisme, elle pourrait fort bien entraîner dans sa chute des marchés financiers trop dépendants de la santé de l’industrie de la santé.
Rubrique
- Editorial (119)
- Sur le vif (162)
- Boussoles (150)
- Dessous de la Presse (123)
- Ristretto (35)
- Dessins (24)
Liens
Archives
- mars 2010
- février 2010
- janvier 2010
- décembre 2009
- novembre 2009
- octobre 2009
- septembre 2009
- août 2009
- juillet 2009
- juin 2009
- mai 2009
- avril 2009
- mars 2009
- février 2009
- janvier 2009
- décembre 2008
- novembre 2008
- octobre 2008
- septembre 2008
- août 2008
- juillet 2008
- juin 2008
- mai 2008
- avril 2008
- mars 2008
- février 2008
- janvier 2008
- décembre 2007
- novembre 2007
- octobre 2007
- septembre 2007
- août 2007
- juillet 2007
- juin 2007
- mai 2007
- avril 2007
- mars 2007
- février 2007
- janvier 2007
- décembre 2006
- novembre 2006
- octobre 2006
- septembre 2006
- août 2006
- juillet 2006
- juin 2006
- mai 2006
- avril 2006
- mars 2006
- février 2006
- janvier 2006
- décembre 2005
- novembre 2005
- octobre 2005
- septembre 2005
- août 2005
- juillet 2005
- juin 2005
- mai 2005
- avril 2005
- mars 2005
- février 2005
- janvier 2005
- décembre 2004
- novembre 2004
- octobre 2004
- septembre 2004
- août 2004
- juin 2004
- avril 2004
- janvier 2004
- décembre 2003
- novembre 2003
- octobre 2003
Recherche
Les éditeurs suisses veulent-ils affaiblir les organisations faîtières de journalistes impressum et Comedia?
Mais qu’est-ce qu’il va faire dans ce club de prétentieux, Patrick Chapatte?
Avec ses tableaux qu’il expose aux quatre coins de l’Europe, l’artiste brésilien Bento Cassiano de Souza souhaite lutter contre le trafic illégal des animaux.
Qui sera le prochain rédacteur en chef de “L’Agefi”? Le mystère reste profond après le départ tonitruant de Christophe Roulet et de son adjoint Gian Pozzy.
Incroyable ce qu’ils sont tenaces, les réflexes colonialistes! Parlons de l’açai, ce fruit d’Amazonie fort prisé des populations autochtones pour ses vertus alimentaires et curatives - on dit qu’il soigne la diarrhée. Jusqu’ici, il satisfaisait les besoins locaux d’une région qui n’a pas la réputation de compter parmi les plus prospères au monde. Mais surtout il était encore préservé de la marchandisation de masse. Or voilà que l’açai franchit l’océan, nous apprend une émission de radio. Il sort de son statut de baie peu connue pour aborder les étals chiquets de certaines capitales étrangères. Débarquera-t-il bientôt sur les rayons déjà surchargés des supermarchés européens? On peut s’en inquiéter car rien ne serait plus dangereux pour les petits producteurs brésiliens que l’irruption sur leurs terres de grandes compagnies travaillant pour le compte de l’industrie alimentaire et pharmaceutique. Encourager la production locale est une chose, la pervertir en est une autre. Il ne faudrait pas que l’açai devienne une marchandise rare et chère au point qu’elle devienne inaccessible aux habitants de l’Amazone. Le comble serait que ceux-ci ne puissent plus se procurer leur fruit favori tout simplement parce que l’açai aurait été récupéré par un marketing boulimique au service de la société de consommation.
L’industrie est soumise aux lois de la consommation. Donc les coûts de la santé ne peuvent s’arrêter de grimper et de ruiner le peuple. La caisse unique n’est qu’une fuite en avant.
La vaccination, “cet acte médical privilégié, raisonné et toujours délicat”, inventée par Jenner en 1796 et mise au point par Pasteur (1885), Salke (1954) et de nombreux autres, sert à induire la protection d’un individu ou d’une population contre une ou plusieurs maladies.
“Le vice paie plus que la vertu”, titre le magazine économique “Bilan”, comme s’il découvrait la pierre philosophale. Quoi de nouveau, en effet, dans la constatation que les armes, le pétrole, le tabac et le sexe offrent de meilleurs rendements que les placements éthiques? Cela a toujours été le cas et le sera longtemps encore, hélas. Le résultat, on le connaît: la guerre, l’exploitation humaine, la pollution. Acheter les titres de compagnies pétrolières, c’est soutenir en effet la guerre au Moyen-Orient, c’est aussi favoriser ces particules fines qui attaquent l’organisme des citadins à la (dé)faveur d’une période de sécheresse ou d’absence de vent. Les Milanais et les Romains connaissent le remède: ils ont introduit le système de circulation alternée qui autorise tour à tour les voitures aux plaques d’immatriculation paires et impaires. Les Suisses limitent la vitesse sur les autoroutes mais dans certains cantons seulement, ce qui fait penser au syndrome de Tchernobyl, ce nuage qui s’arrête aux frontières… Il faudra bien pourtant opérer d’autres choix si nous ne voulons pas connaître le sort des gazés de 14-18. Forcer les producteurs à bifurquer vers la voiture propre quitte à heurter frontalement les lobbies pétroliers et les gestionnaires de fonds qui font carrière sur le dos de la santé publique.
Etonnante, cette évolution du titre du groupe de presse “L’Agefi”!
Le monde agricole a subi une énorme mutation. Pourtant il est toujours un bouc émissaire, estime le directeur de l’Union suisse des paysans.