140 journalistes du quotidien zurichois “Tages Anzeiger” ont signĂ© une lettre Ă©picĂ©e qu’ils ont envoyĂ©e Ă la direction de l’éditeur Tamedia. Ils lui reprochent en substance de sacrifier la qualitĂ© du journal pour financer le lancement, en novembre, de quatre nouvelles Ă©ditions rĂ©gionales en format tabloĂŻd destinĂ©es Ă ĂŞtre encartĂ©es dans le “Tagi”. But de [...]
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Pilotes, journalistes et cheminots, trois professions très différentes, trois destins similaires en ce début d’automne. Ces métiers se battent pour le renouvellement de leurs conventions collectives de travail. Les pilotes de Swiss ont déjà débrayé, les employés des CFF menacent de le faire, nonobstant les remarques déplacées du ministre (socialiste!) des transports. Les journalistes romands, quant à eux, n’en sont pas encore là . Imiteront-ils leurs confrères italiens qui, luttant pour le maintien de leurs droits et l’obtention d’un salaire décent, se sont mis en grève pendant deux jours? Réponse en janvier, si les négociations avec les éditeurs échouent définitivement. En soi, ces conflits ne seraient qu’une péripétie de plus dans l’histoire des grandes mutations économiques s’ils ne comportaient pas également un volet d’intérêt public. Les avions, les trains ne peuvent être confiés qu’à des professionnels disposant d’un encadrement à toute épreuve. Economiser sur leur dos est irresponsable en termes de sécurité pour les passagers. Pour les journalistes, l’enjeu est la qualité, synonyme de démocratie. Ne pas leur donner les moyens d’exercer correctement leur métier par une couverture cohérente des événements, c’est aussi porter atteinte au bon fonctionnement des institutions.
L’Agefi a désormais un conseiller à la rédaction en chef.