L’info-pub nuit Ă la qualitĂ© de la couverture mĂ©diatique. Les rubriques «économie» des mĂ©dias sont souvent les premières victimes de la dĂ©rive.
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Deux journaux gratuits, “Le Matin Bleu” et “20 Minutes”, ont Ă©tĂ© Ă©jectĂ©s manu militari du campus de l’UniversitĂ© de Lausanne. La mise en place, l’étĂ© dernier, de caissettes distribuant ces quotidiens avait suscitĂ© une levĂ©e de boucliers parmi les Ă©tudiants, Ă©tonnĂ©s de voir l’UniversitĂ© cautionner le divertissement au dĂ©triment de l’information. Ils critiquaient aussi une mesure antiĂ©cologique dans la mesure oĂą la consommation de journaux gratuits sur le campus reprĂ©sente plus de deux tonnes de dĂ©chets de papier par semaine. La fronde estudiantine avait contraint le “parlement” universitaire Ă demander le retrait des caissettes, dĂ©cision qui appartient formellement Ă la direction de l’établissement, mĂŞme si cette dernière avait d’emblĂ©e dĂ©clarĂ© qu’elle ne contredirait pas le vote du lĂ©gislatif. L’affaire est rĂ©jouissante a plus d’un titre. Elle est le signe que les efforts de l’Association “info-en-danger” commencent Ă porter leurs fruits. Le travail d’apĂ´tre de ses militants n’est pas vain. Preuve est dĂ©sormais fournie que les Ă©tudiants intègrent Ă leur tour le discours sur la qualitĂ©. Le gratuit, prĂ©tendent ses promoteurs, suscite l’envie de lire. En lui prĂ©fĂ©rant le journal payant, la relève de demain montre qu’elle n’a pas besoin de ce slogan pour se convaincre qu’elle lit dĂ©jĂ .
Après la lecture de l’article du Dr Elmiger retraçant mon histoire, je tiens Ă vous remercier de l’avoir publiĂ©. Si je peux aider des personnes par mon tĂ©moignage, je vous communique mon adresse mail: nicolas.gaibrois@bluewin.ch
Le matin du 22 mars 2006, en ouvrant le carnet de rendez-vous de mon fils cadet, que j’assiste depuis bientôt une année, j’y trouve annoncé pour 17 heures un nouveau patient, un bébé du nom de Gaibrois.
L’accès Ă la santĂ© est un droit. Or la santĂ© est devenue une marchandise. Un livre courageux demande davantage de transparence de l’industrie pharmaceutique.
Les peuples du nord émigrent vers le sud pendant leurs vacances. La grande transhumance ne connaît pas de saison, l’hiver n’y échappe pas. Combien de salariés n’ont-ils pas déjà organisé depuis longtemps leur plan de fuite entre Noël et Nouvel An, vers le Kenya ou une île des Caraïbes? Bye, la foule des marchés de décembre, à nous les bungalows serrés en rang d’oignon sous les cototiers! Pendant que les masses opulentes se bousculent pour réserver leur vol charter, les peuples du sud font le chemin inverse, mais dans d’autres conditions. Des “boat people” risquent leur vie sur des embarcations de fortune, beaucoup ne parviennent jamais sur les côtes d’Europe. La Méditerranée est devenue un vaste cimetière. Ces réfugiés sont les victimes de la famine et des violences qui s’abattent sur le territoire où ont vécu leurs ancêtres. Souvent, les conflits ont la même origine, elle est poisseuse: le pétrole qui conduit la Chine à disputer aux “majors” occidentales la maîtrise des puits. Installés dans leurs donjons ouatés, pouponnés par les G.O. de voyagistes cotés en Bourse, les touristes européens ne voient rien de tout cela. Le veulent-ils, d’ailleurs?
L’enquête, le reportage, genres journalistiques nobles, délaissés au profit d’approches plus faciles et moins chères? La faute à la pub qui menace l’indépendance des médias? “Fadaises!”, décrète Daniel Pillard dans le semestriel genevois “Presse et Communication”.