Le moment à partir duquel la production pétrolière va commencer à s’effondrer empêche peu de monde de dormir. Ce sera pourtant un tournant dramatique, pronostique un historien bâlois.
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Une annonce parue dans la presse du 20 décembre 2006 nous apprend que Ringier recrute des journalistes pour son nouveau gratuit économique, “Cash Daily”. L’inscription au registre professionnel (RP) n’étant pas requise, cette lacune a amené le soussigné à interpeller la cheffe des ressources humaines de Ringier, éditeur de “Cash Daily”. Réponse touchante de sincérité de Veronika Novak: “Si nous ne demandons pas le RP, c’est que nous n’en voyons pas les avantages”. Laconique mais tellement édifiant. Il fut un temps, en effet, où il ne venait à l’idée de personne de postuler pour un emploi dans un journal sans disposer du RP. Obtenu au terme d’une formation et d’un encadrement de deux ans, ce sésame est aux journalistes ce que le FMH est aux médecins. Dans ce sens, il ne doit pas être vu uniquement comme un galon corportatif. Il représente surtout un gage de qualité, une vertu qui, paradoxalement, n’a pas bonne presse auprès de certains responsables de journaux, en témoignent ces drôles de propos du rédacteur en chef du “Matin Bleu”. Dans une interview accordée à “Comedia Magazine”, l’organe du syndicat éponyme, Tristan Cerf critique les prises de position de l’association “info-en-danger” qui prêche pour un journalisme de qualité. Il estime qu’une entreprise privée “doit faire du profit et non de l’aide sociale”. Or en prenant le champion de cyclocross Thomas Frischknecht pour l’ancien espoir du même sport, un autre Thomas Frischknecht mouillé dans une affaire de trafic d’ecstasy, “Le Matin Bleu”, a donné l’exemple parfait du dérapage issu d’un manque suffisant de contrôle des sources, le B.a-ba du journaliste. Le genre de couac qui, s’il aboutit devant les juges, peut coûter cher, beaucoup plus cher que l’ “assistance” aux journalistes désireux d’exercer correctement leur métier.
Noël. Petite réflexion sur la pratique du cadeau, vieille comme le monde. Qu’est-ce qu’un cadeau? Qu’est-ce qu’un don?
Depuis la libéralisation, effective depuis deux ans et demi, la Belgique vit une jungle des tarifs. Les abus sont fréquents, observe un spécialiste.
Des bidons remplis de produits chimiques sont tombés du «Safmarine Léman». Ce porte-conteneurs helvétique est propriété d’une société bernoise. Il voguait pour un armateur international.
C’est au sens de l’à-propos et au courage que l’on reconnaît les meilleurs journalistes. L’attribution du prix BZ (Berner Zeitung) 2006 du journalisme local en a fourni l’éclatante démonstration.
Ulrich et Burdet ont été condamnés, la forteresse de l’appareil judiciaire sort vainqueur.
Le symbole de la lutte pour une Justice plus juste a été mis à l’écart mais reste le malaise des citoyens qui doutent de la Justice. Tous les co-accusés ont reconnu la fausseté de leurs allégations et plus encore une personne est revenue [...]
L’antenne helvétique de l’ONG a doublé son budget en douze ans. Zoom arrière sur le fonctionnement d’une multinationale de l’écologie.
Nos campagnes vont mal, un cancer de béton les dévore. Le trajet CFF entre Lausanne à Fribourg offre le spectacle peu bucolique de ces grappes de villas bon marché plantées à la périphérie des bourgs. Depuis deux ans, elles pullulent, alimentant les carnets de commandes des entreprises de construction qui n’avaient plus connu pareil boum depuis deux décennies. Alors, c’était la côte lémanique qui faisait l’objet des convoitises des promoteurs. Aujourd’hui l’argent n’hésite pas à s’éloigner des rives du lac où l’espace est saturé. Quel argent? “Celui des banques amené par les Russes et des Chinois”, me confiait l’autre jour tel régisseur immobilier. Des fonds tellement appréciés que le Conseil fédéral se déclare tout disposé à abroger l’an prochain la Lex Koller limitant l’achat d’immeubles par des personnes domiciliées à l’étranger. Comment ont été constituées ces fortunes? Nul ne le sait. Berne ferme les yeux et préfère s’en prendre à des personnes sans défense, expulsant des familles de Kosovars et d’Equatoriens pourtant souvent parfaitement intégrées dans leur région.