Le départ d’Alain Fabarez, l’omniprésent patron désormais affecté à des tâches non éditoriales au sein du groupe AGEN Holding, semble donner des ailes à la rédaction du quotidien financier lausannois “L’Agefi”.
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Il y a un principe de base que tout journaliste se doit de respecter: la séparation claire entre publicité et information. Il en va de la crédibilité du média, a rappelé le Conseil suisse de la presse, lors de sa conférence annuelle tenue à Fribourg.
X. a exercé pendant de nombreuses années la fonction de rédacteur en
chef dans un quotidien suisse romand. Les dérives de la presse
confrontée aux pressions de la publicité, il connaît. Son témoignage
exclusif.
Début mars 2007, un magazine français créait la polémique après avoir publié les photos de patients séviciés dans un hôpital de Lille. La même semaine, un jeune photographe de presse se tuait en se jetant du 50e étage de la tour Montparnasse.
Le cadeau accordé par Novartis à Ethos fait sourire tant il est modeste. La fondation genevoise a certes obtenu la mise en vrille du parachute doré du numéro un de la maison pharmaceutique mais elle a perdu son combat contre le cumul des fonctions de Daniel Vasella. Ce dernier garde sa double casquette de président et directeur général, pourtant contestée par Ethos.
En fait tout s’est passĂ© comme si le groupe bâlois avait tirĂ© les enseignements de l’affaire Brabeck. En 2005 le patron de NestlĂ©, sèchement rabrouĂ© par le tiers des actionnaires de NestlĂ©, Ă©tait passĂ© de justesse Ă cĂ´tĂ© de l’humiliation suprĂŞme. Le maintien de sa couronne de PDG n’avait tenu qu’Ă un cheveu.
Cette fois, Novartis a pris les devants, le groupe a sabrĂ© l’indemnitĂ© de dĂ©part de son patron, sachant que la mesure n’aura aucune consĂ©quence pour l’intĂ©ressĂ©. Ce dernier n’a-t-il pas annoncĂ© qu’il se retirerait de la direction gĂ©nĂ©rale en 2008, au plus tard?
Le geste de Novartis ressemble donc davantage Ă un susucre destinĂ© Ă calmer les esprits frondeurs. Vasella continue Ă ĂŞtre le patron le mieux payĂ© de Suisse au risque de mĂ©contenter toujours plus la frange d’actionnaires et de fonds de pension qui se demandent pourquoi il mĂ©rite un tel traitement de faveur alors que la performance de l’action Novartis laisse Ă dĂ©sirer.
Cette attitude ne peut aussi que dĂ©cevoir les humanistes de l’Ă©conomie - il y en a plus que l’on croit, mĂŞme parmi les hommes d’affaires - qui penchent en faveur d’un capitalisme Ă©clairĂ© au nom de la lutte contre les inĂ©galitĂ©s porteuses de conflits sociaux et de violence.
(*) Commentaire paru dans “La LibertĂ©” du 7 mars 2007
Le chimiste allemand Jörg Sambeth a été le bouc émissaire de la catastrophe de Seveso. Dans un film poignant, la réalisatrice Sabine Gisiger prend parti pour lui rendre justice.