Publié le 22 juin 2007 / Sur le vif Pas de commentaires »

Il a suffi d’un long mĂ©trage financĂ© par un ancien candidat Ă  la prĂ©sidence amĂ©ricaine pour dĂ©clencher la lame de fond. Longtemps cataloguĂ© comme un disque altermondialiste, le changement climatique est de toutes les conversations, il s’introduit dans toutes les consciences, dans tous les mĂ©dias.

Publié le 15 juin 2007 / Sur le vif Pas de commentaires »

L’écologique exige une croissance Ă©gale de l’économique et du social excluant toute domination de l’une sur l’autre. VoilĂ  le message que nous ne voulons pas entendre.

Publié le 15 juin 2007 / Editorial Pas de commentaires »

Pascal Lamy veut sauver l’OMC, l’intention est honorable, mais l’ancien banquier français a-t-il vraiment les bonnes cartes en main? On peut Ă©mettre quelques doutes. Lui fait dĂ©faut une sincĂšre volontĂ© politique des pays industrialisĂ©s, d’abord. On sait que le gendarme du commerce mondial est une chasse quasi gardĂ©e des Etats-Unis, un pays qui, dans les faits, a dĂ©jĂ  commencĂ© sa campagne Ă©lectorale en prĂ©vision des prĂ©sidentielles de l’annĂ©e prochaine. Or la pĂ©riode qui prĂ©cĂšde cet Ă©vĂ©nement quadriennal majeur n’est pas propice Ă  la prise de dĂ©cisions fondamentales.
On se demande aussi comment le directeur gĂ©nĂ©ral de l’OMC, malgrĂ© l’optimisme qui le caractĂ©rise, parviendra Ă  dĂ©mĂȘler l’Ă©cheveau agricole. Les pays en dĂ©veloppement aimeraient une rĂ©duction substantielle des soutiens internes et l’Ă©limination de toutes les formes de subventions aux wp_postsations d’ici Ă  2013. Mais en Europe, les rĂ©ticences demeurent grandes. En Suisse notamment, le lobby paysan plus remontĂ© que jamais n’est pas mĂ»r pour de grandes concessions.
Plus inattendu et insolite est le nƓud du changement climatique. Les considĂ©rations environnementales prennent le devant de la scĂšne et l’on voit mal le prochain prĂ©sident des Etats-Unis ne pas faire sien ce dossier jusqu’ici pour le moins sous-estimĂ©. Or si, depuis Doha, les questions relatives au dĂ©veloppement durable ont bien Ă©tĂ© intĂ©grĂ©es dans les activitĂ©s principales de l’OMC, l’application de ces directives laisse complĂštement Ă  dĂ©sirer.
Les observations menĂ©es par des ONG vertes montrent en effet que les rĂšgles du libre-Ă©change et les accords internationaux sur l’environnement se rĂ©vĂšlent mĂȘme plutĂŽt antinomiques. Pire, les normes de l’OMC rendent difficile et parfois mĂȘme impossible la promulgation de lois gouvernementales permettant de contrĂŽler la pollution et l’exploitation des ressources naturelles. Combien de bois tropicaux traversent par exemple les frontiĂšres au nez et Ă  la barbe des statistiques douaniĂšres? Qui surveille ce trafic dĂ©vastateur pour l’Ă©quilibre des forĂȘts poumons de la planĂšte? Personne.
*Commentaire paru dans “La LibertĂ©” du 14 juin 2007

Publié le 8 juin 2007 / Sur le vif Pas de commentaires »

Bravo pour votre Ă©dito sur le procĂšs Swissair…
Je n’avais donc pas tort en disant que dans ce beau pays, les voleurs de mobylettes Ă©taient davantage punis que les fossoyeurs de compagnies aĂ©riennes…
Quand j’ai vu le tableau rĂ©sumĂ© du “Temps”, j’ai cru un moment que les “indemnitĂ©s” Ă©taient des pĂ©nalitĂ©s … et j’ai donc dĂ» chausser [...]

Publié le 8 juin 2007 / Editorial Pas de commentaires »

Circulez, il n’y a rien Ă  voir! Commentant le verdict dans l’affaire Swissair Ă  la radio, un docte avocat genevois se fĂ©licitait hier de l’acquittement de tous les accusĂ©s et taxait d’amateurisme le travail du ministĂšre public. Il a le sens de l’humour, ce juriste, car le dilettantisme, c’est d‘abord du cĂŽtĂ© des responsables de la compagnie en faillite qu’il faut aller le chercher.

Feu Heiner P. Schulthess, pilote et ancien chef de l’armement helvĂ©tique, en savait quelque chose. N’affirmait-il pas dans les annĂ©es nonante qu’il avait dĂ©missionnĂ© du conseil d’administration de Swissair parce qu’il ne parvenait pas Ă  communiquer avec ses collĂšgues banquiers ou politiciens, complĂštement hermĂ©tiques aux techniques de l’aviation?

Etant donnĂ© que le manque de compĂ©tence n’est pas punissable en soi, les 19 coaccusĂ©s ont beaucoup de chance. Reste que le jugement de BĂŒlach donne la nausĂ©e. En l’état et sans prĂ©juger d’un recours de l’accusation, la plus grande dĂ©confiture de l’histoire Ă©conomique de la Suisse se traduit par l’absence de toute reconnaissance de culpabilitĂ©. MĂȘme pas le moindre regret de la part d’une grande majoritĂ© de protagonistes.

Certains qualifient la dĂ©cision du tribunal de courageuse. Le courage eĂ»t Ă©tĂ© plutĂŽt de condamner les agissements des multimillionnaires pointĂ©s du doigt. On peut juste crĂ©diter les juges de n’avoir pas chargĂ© le lampiste Corti. Une peine de prison infligĂ©e au dernier PDG de Swissair aurait Ă©tĂ© inique au vu du dĂ©roulement du procĂšs.

Elle aurait surtout indisposĂ© la Suisse profonde qui avait pris fait et cause pour l’homme au peigne hyperactif. Une population qui pourra continuer Ă  gratter le fond de ses poches en souvenir de la dĂ©bĂącle Swissair. Deux milliards pour lancer le projet PhĂ©nix, cinq millions pour les frais de la procĂ©dure judicaire, trois millions aujourd’hui Ă  titre d’indemnitĂ©s pour les “artisans” de la faillite. En dĂ©finitive le seul Ă  ouvrir son porte-monnaie avec la rĂ©gularitĂ© d’un mĂ©tronome aura Ă©tĂ© le contribuable suisse.

* Editorial paru dans “La LibertĂ©” du 8 juin 2007

Publié le 7 juin 2007 / Dessous de la Presse Pas de commentaires »

FlĂ©chettes et dominos chez Edipresse. La dĂ©cision de TibĂšre Adler de se concentrer sur la direction gĂ©nĂ©rale du groupe d’édition crĂ©e un appel d’air.

Publié le 1 juin 2007 / Sur le vif Pas de commentaires »

La ComĂ©die Française, le plus cĂ©lĂšbre et le plus renommĂ© des théùtres français, qui a accueilli MoliĂšre, Racine, Corneille et bien d’autres, est en fait une vieille bicoque bourrĂ©e d’amiante.

Publié le 1 juin 2007 / Editorial Pas de commentaires »

La confusion des genres se pratique depuis l’AntiquitĂ©. NĂ©ron se prenait pour un poĂšte et Rubens faisait de la diplomatie. Plus prĂšs de nous, Reagan quitta les planches pour embrasser le Capitole et rien ne dit qu’une prĂ©sidente de la ConfĂ©dĂ©ration ne deviendra pas un jour carillonneuse.

Avec l’irruption des moyens de communication de masse, la propension au dĂ©doublement des rĂŽles dĂ©passe tout entendement. Aujourd’hui n’importe qui donne son avis sur tout. Des micro-trottoir commentent le pic pĂ©trolier. Quand tel gratuit ne promeut pas un chanteur de rap Ă  la rĂ©daction en chef, c’est au tour d’un avocat de commenter l’actualitĂ© du jour.

Les derniĂšres “victimes” de cette mode sont les politiciens suisses. L’approche des Ă©lections fĂ©dĂ©rales les dĂ©complexe tellement qu’ils culbutent toutes les valeurs du passĂ©, remettant en question leurs alliances traditionnelles.

Ainsi voit-on les radicaux tendre la main aux socialistes et bouder les libĂ©raux acoquinĂ©s aux Verts comme si certains partis semblaient cĂ©der Ă  une panique irraisonnĂ©e face Ă  l’évolution de la sociĂ©tĂ©. L’étĂ© en hiver, l’automne au printemps: les changements climatiques n’ont dĂ©cidĂ©ment pas fini de bouleverser la planĂšte.

*Article paru dans La Lettre hebdomadaire du Journal de GenĂšve et Gazette de Lausanne No6, 26 au 31 mai 2007