François Savary a fait long feu à la direction des publications du groupe Agefi.
Rubrique
- Editorial (121)
- Sur le vif (170)
- Boussoles (153)
- Dessous de la Presse (132)
- Ristretto (35)
- Dessins (24)
Liens
Archives
- mai 2010
- avril 2010
- mars 2010
- février 2010
- janvier 2010
- décembre 2009
- novembre 2009
- octobre 2009
- septembre 2009
- août 2009
- juillet 2009
- juin 2009
- mai 2009
- avril 2009
- mars 2009
- février 2009
- janvier 2009
- décembre 2008
- novembre 2008
- octobre 2008
- septembre 2008
- août 2008
- juillet 2008
- juin 2008
- mai 2008
- avril 2008
- mars 2008
- février 2008
- janvier 2008
- décembre 2007
- novembre 2007
- octobre 2007
- septembre 2007
- août 2007
- juillet 2007
- juin 2007
- mai 2007
- avril 2007
- mars 2007
- février 2007
- janvier 2007
- décembre 2006
- novembre 2006
- octobre 2006
- septembre 2006
- août 2006
- juillet 2006
- juin 2006
- mai 2006
- avril 2006
- mars 2006
- février 2006
- janvier 2006
- décembre 2005
- novembre 2005
- octobre 2005
- septembre 2005
- août 2005
- juillet 2005
- juin 2005
- mai 2005
- avril 2005
- mars 2005
- février 2005
- janvier 2005
- décembre 2004
- novembre 2004
- octobre 2004
- septembre 2004
- août 2004
- juin 2004
- avril 2004
- janvier 2004
- décembre 2003
- novembre 2003
- octobre 2003
Recherche
La mise à mort des usines à gaz combinées était inscrite dans les étoiles. Depuis “Une vérité qui dérange”, le film catastrophe lancé au début de l’année par Al Gore selon un scénario de marketing hollywoodien, on se doutait que les usines aux longues cheminées à damier rouge et blanc feraient les premières les frais de la peur du réchauffement climatique. Même si les quantités d’oxydes d’azote qu’elles rejettent dans l’atmosphère est faible.
Ce qui épate surtout, c’est la rapidité avec laquelle les courtisans du nucléaire ont rebondi sur l’aubaine. En 2005, le géant Axpo jurait encore vouloir investir dans le gaz. Mais en mars 2007, le placide PDC se ralliait déjà dans les faits aux partisans de l’atome, radicaux en tête, en décidant de ne pas soutenir la construction de centrales à gaz. Adoptée dans la foulée, la décision du Conseil national de fixer à 70% le niveau des compensations de CO2 a abusé certains esprits candides qui y ont vu malgré tout un signe positif pour le gaz. En réalité, cette ouverture n’était qu’un leurre.
La fin du rêve gazier ne déplaira pas à grand monde. La gauche et les verts placent depuis longtemps leurs jetons sur la case des énergies renouvelables. Mais la question n’est pas là . Elle est de savoir quelle sera une fois pour toutes la politique adoptée par la Confédération dans le dossier nucléaire.
Continuera-t-on à faire la part belle à des groupes industriels dont la transparence n’est pas la vertu première et qui confient leur communication à des multinationales américaines? A quand une étude approfondie et indépendante sur le problème des déchets radioactifs? Pourquoi n’existe-t-il pas à ce jour de véritable enquête sur les besoins énergétiques de la population et surtout comment expliquer l’absence de réflexion sur les moyens d’économiser l’électricité?
La tâche première d’un Etat est d’anticiper et de prévoir. Au boulot, M. Leuenberger.
*Commentaire publiĂ© dans “La LibertĂ©” du 4 juillet 2007