Dans l’indifférence générale, Marc-Etienne Burdet s’impose depuis le 6 septembre 2007 une grève de la faim à la prison d’Orbe où il purge une peine cumulée de 21 mois de prison pour atteinte à l’honneur. Alors que la presse lémanique se signale par un silence assourdissant, Gerhard Ulrich, coaccusé de Burdet dans le procès d’Appel au peuple, court toujours.
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Les relations publiques constituent un débouché pour de nombreux journalistes mais ces derniers sont-ils forcément programmés pour entrer dans la branche de la communication? La réponse est clairement NON.
Invitée récemment à s’exprimer à Berne lors d’un colloque consacré à l’influence de l’économie sur les médias, la porte-parole d’un grand groupe helvétique du secteur de la distribution, une ancienne journaliste du groupe Ringier, a dressé un sombre tableau du journalisme. Les bons rédacteurs, a-t-elle déclaré en substance, ne trouvent pas chaussure à leur pied dans la plupart des rédactions. Mal payés, peu valorisés, ils désertent la profession à la première occasion pour s’enrôler dans le service de presse d’une entreprise privée ou publique.
Ce constat, s’il s’appuie sur l’expérience et l’observation d’une réalité, ne saurait pour autant avoir de valeur morale. Le rôle d’un professionnel de la communication est de “vendre” un message de son employeur. En ce sens, rien ne distingue celui que le jargon désigne comme un PR d’un agent de propagande. La mission du journaliste, quant à elle, est intellectuelle, critique.
En faisant le grand saut de l’autre côté de la barrière, le journaliste doit être conscient qu’il renie l’idéal de ses débuts. S’il en avait. Faust est aussi passé par là . Mais il n’y a que les chanteurs d’opéra pour le célébrer.
Des journalistes cèdent aux sirènes des relations publiques. Pas sĂ»r que leur sentiment de frustration s’envole.
«Aujourd’hui j’ai plus d’argent que je ne pourrais jamais en dépenser», a eu le malheur d’avouer Roger Federer à la meute des jaloux, des mesquins et des aigris après sa splendide victoire à l’US Open de New York.
Les réactions n’ont pas manqué. Et notamment dans le Matin-Dimanche où Ariane Dayer parle de la «face sombre [...]
Annoncée le mois dernier au terme d’âpres négociations sous la houlette du président français Nicolas Sarkozy, la fusion des groupes Gaz de France (GDF) et Suez sera effective d’ici la mi-2008. Sous le logo GDF Suez, ce nouveau poids-lourd occupera la quatrième place sur un marché mondial de l’énergie en plein bouleversements.
Depuis dix ans se tient à Genève la Fête de la communication. Sous l’égide du Club suisse de la presse, cet événement réunit, vers la fin de l’été, tout le gotha des affaires et de la politique. Révélateur est le carton d’invitation, littéralement poinçonné de logos aux couleurs des sponsors. Une banque de la place et une multinationale lémanique chapeautent le volet consacré aux salamaleks où s’alignent des enseignes prestigieuses, rivalisant de générosité en vue de la tombola, clou de la soirée.
Et les journalistes, me direz-vous? La question est de mise car en dehors de la caricature de l’humoriste, difficile de trouver, sur le sésame, une seule référence aux hôtes de la manifestation. Certes, pour beaucoup de représentants des médias, la Fête de la communication est un must qu’ils ne rateront à aucun prix. Mais leurs interlocuteurs, sont-ils vraiment à l’écoute des problèmes de la presse? Ont-ils conscience des dérives de l’information, à l’heure où les journaux entièrement financés par la publicité grignotent impunément des parts de marché?
Le 1er octobre, aura lieu le prochain “Rassemblement pour les droits humains”, organisé par l’Etat de Genève sur le thème du “droit d’informer et d’être informé”. On l’attend avec impatience car il est temps qu’une prise de conscience se dessine au sein des pouvoirs publics.
Editorial paru dans “La Lettre hebdomadaire du Journal de Genève et Gazette de Lausanne” No 17, du 31 aoĂ»t au 6 septembre 2007 (www.journaldegeneve.ch)
Le Matin Dimanche du 2 septembre, dirigé par Michel Danthe, donne gentiment la parole à Jean-Christophe Aeschlimann, le rédacteur en chef de Coopération, pour lui permettre de vanter sa nouvelle formule rédactionnelle. C’est bien calculé : la Coop est, comme la Migros, un gros annonceur du journal dominical.
Les banques centrales ont-elles raison de soutenir à tout prix le système financier victime de ses excès? N’aurait-il pas mieux valu laisser le krach d’été - annonciateur, peut-être, d’une autre secousse en octobre - aller jusqu’au bout de sa déprime?
IntĂ©ressant est le dĂ©bat qui s’est dĂ©veloppĂ© ces jours derniers sur internet. “On prĂ´ne la libre concurrence, on crache sur l’Etat et les fonctionnaires quand tout va bien mais on revient voir maman Etat et l’argent du contribuable quand tout va mal”, grogne tel particulier sur le “blog” d’un quotidien français. “Les banques centrales ne donnent pas d’argent aux banques, elles le prĂŞtent. Aucun rapport avec le financement des dĂ©penses publiques”, lui rĂ©torque tel autre. De fait, depuis 1987, une certaine jurisprudence financière a vu le jour, qui considère avec indulgence l’intervention des banques centrales quand l’écroulement de la Bourse menace tout l’édifice social. Quel fonds de pension, l’argent de nos vieux jours, n’investit pas dans des actions?
Cela dit, le filet qu’offrent les instituts d’émission aux joueurs de casino est psychologiquement très dangereux. Que dirait-on d’un père de famille qui fermerait systĂ©matiquement les yeux sur les sorties de route de son fils en lui offrant chaque fois une nouvelle voiture? Un jour, le drame arrive. Et la nuit tombe sur Waterloo. *Editorial paru dans la “Lettre hebdomadaire du Journal de Genève et Gazette de Lausanne No 16, du 24 au 30 aoĂ»t 2007
«They Rule», ils gouvernent. «Ils», ce sont les membres des conseils d’administration des plus grosses entreprises et institutions américaines. Qui sont-ils ? «Theyrule.net» propose non seulement de les identifier nominalement, mais aussi de les réunir par les liens sacrés du business.
Depuis dix ans, le seco travaille avec la Banque mondiale à un programme stratégique en matière climatique, destiné aux pays en développement. Rencontre à Berne avec Hans-Peter Egler, chef de la division de la coopération commerciale au développement au seco.