Le football professionnel est devenu un business. Rien qu’en Europe, les clubs génèrent un chiffre d’affaires de plus de 20 milliards de francs.
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Cette semaine, la Lettre hebdomadaire du Journal de Genève et Gazette de Lausanne * rend hommage à l’Egypte. Pas celle des circuits touristiques ni des vignettes «bling-bling», mais l’Egypte des hérauts de la liberté d’expression. Hôte d’honneur du Salon du livre qui s’ouvre le 30 avril à Genève, le pays des pyramides aura droit à un emplacement pharaonique. Mais où seront ses écrivains non agréés par le pouvoir?
En cautionnant indirectement la censure qui sévit dans un pays qui compte parmi les berceaux de la civilisation, le Salon du livre n’échappe pas, une nouvelle fois, à sa réputation de grande bastringue dédiée aux relais de la culture officielle. L’octroi de coquettes subventions publiques ne l’empêche pas d’encaisser le prix fort pour chaque entrée d’une personne adulte. Hélas le résultat est loin de correspondre aux attentes. Les écoliers, désemparés, s’agglutinent auprès des stands prétendument ludiques. Noyautés par les pontes des grands groupes de l’édition qui s’écoutent parler, les débats ne font pas mouche. On s’ennuie ferme dans les rues du Salon.
Plus désolant encore est l’absence, dans cette enceinte, d’une véritable communauté d’intellectuels. Les écrivains non estampillés par les instances de Pro Helvetia errent comme des âmes en peine. C’est aussi parce qu’il ne parvenait pas à accorder à ses auteurs l’accueil et la complicité qu’ils méritent que tel éditeur romand, l’un des seuls, pourtant, à ne pas croupir dans les chiffres rouges, a claqué, il y a quelques années, la porte du Salon.
*www.journaldegeneve.ch
Le flot des taxis noir et blanc s’écoule anarchiquement sur le bitume fatigué de Talaat Harb street, au centre du Caire.
Le Bund, vénérable journal bernois, fermerait boutique, au plus tard au printemps 2009, après les élections communales en ville de Berne.
Avec le retour au pouvoir de la droite en Italie, les choses rentrent dans l’ordre, pour Washington. Après Sarkozy et Gordon Brown, l’administration Bush peut compter sur un nouvel allié en Europe, le très américanophile Berlusconi. Plus que jamais elle a besoin de tels soutiens, à l’heure où les bruits d’une intervention militaire en Iran reprennent de l’ampleur.
Moins certain, en revanche, que l’équilibre institutionnel y trouve son compte. Davantage que la victoire de M. Berlusconi, c’est le triomphe de la Ligue du Nord qui constitue le véritable événement des dernières élections. Or, la formation dirigée par Umberto Bossi demeure un partenaire dérangeant, à terme certainement beaucoup plus dangereux pour la stabilité du nouveau gouvernement qu’une alliance avec la gauche.
Un premier test sera le sort de l’aéroport de Malpensa. Leader du «Peuple du Nord», M. Bossi a déjà réclamé la restitution à Milan des destinations dont la métropole lombarde avait été dessaisie au profit de Rome.
Une deuxième étape concerne le fédéralisme fiscal, revendiqué par le Nord, un thème qui ne peut laisser la Suisse indifférente. Quel stratagème inventera le futur grand argentier italien pour récupérer ce qu’il rétrocède à Milan? L’amnistie fiscale décrétée en son temps par le berlusconien Tremonti, sérieux candidat à un poste ministériel de choix, n’a pas laissé le meilleur des souvenirs à Berne.
*Editorial paru dans www.journaldegeneve.ch
Les véritables enjeux au 21ème siècle, dictés par une explosion du nombre d’êtres humains sur la planète, semblent être la possession de terres cultivables et l’approvisionnement en eau.
L’ouvrage, signé d’un pseudonyme, Janus, et préfacé par le journaliste et philosophe Christophe Gallaz, n’est pas encore sorti de presse mais, déjà , il alimente le débat. “L’Evasion de C.B.” raconte, sous le couvert de la fiction et de la satire, les événements du 12 décembre 2007.
Au sein de la rédaction du Temps, l’inauguration de pratiques publicitaires controversées n’a pas fait de remous. Lundi 7 avril 2008, le quotidien dit de référence en Suisse romande publiait une annonce pour le moins «créative», selon le jargon.
Les attentats du 11 septembre 2001 à New York ont très naturellement préoccupé les autorités au sujet des centrales nucléaires. En France, à la demande du Directeur Général de la Sûreté Nucléaire et de la Radioprotection, le groupe Electricité de France (EDF) a produit, le 22 février 2003, un rapport de neuf pages concernant les réacteurs EPR (réacteurs européens à eau pressurisée).
On n’a pas fini de mesurer l’ampleur de la crise qui touche le système bancaire. Le jour même de l’annonce, par l’UBS, de nouvelles pertes abyssales, la Deutsche Bank avouait à son tour un lourde moins-value dans le secteur de la banque d’investissement. Son mythe d’invulnérabilité volait en éclats.
OĂą va la planète financière? Y a-t-il encore un pilote dans l’avion? On aimerait bien que les banques centrales se dĂ©couvrent un peu plus et exposent leur stratĂ©gie Ă long terme, si elles en ont une. Depuis plusieurs mois, pompiers du système, elles jettent de l’eau sur les flammes. Mais elles semblent n’avoir aucune prise sur le foyer lui-mĂŞme. A trop injecter de liquiditĂ©s sur le marchĂ©, elles jouent Ă leur tour avec le… feu. L’inflation couve, ravie de ce coup de pouce inespĂ©rĂ©. A l’heure oĂą des Ă©conomistes font des comparaisons avec 1929, chaque geste des autoritĂ©s monĂ©taires commence Ă prendre des dimensions dramatiques.
Pétrifié, otage des instituts qui gèrent son bas de laine, l’homme de la rue en est réduit à regarder l’incendie se rapprocher, illuminant les murs gris du Palais fédéral. La perte fiscale pour la Confédération, estime Hans-Rudolf Merz, atteindra au moins 2 milliards. Malgré cela, le ministre des finances veut garder son sang froid. Il réitère que l’Etat n’interviendra pas pour soutenir l’UBS. Est-ce à dire que celle-ci se sauvera en fusionnant avec une autre banque?