Dans son journal, le rédacteur en chef du Matin s’excuse auprès de l’entraîneur de l’équipe de France de football. Il le fait «au nom de tous les Romands». «Cher Raymond Domenech, je vous demande pardon, à vous, à l’équipe de France et à tous ces Français qui sont choqués par les messages négatifs apparus ces [...]
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Et si la formidable poussée du prix du pétrole n’était qu’une bulle? Objet de convoitises fébriles, enjeu de manipulations géopolitiques, l’or noir, on le sait, est un adepte du yo-yo. Les premières à se méfier de ses incartades sont les caisses de pension, qui n’osent pas trop investir dans les matières premières. Qui pourrait affirmer, [...]
A la tragédie que constitue la mort de milliers de personnes lors du tremblement de terre qui a dévasté le sud-ouest de la Chine, s’ajoute un drame insidieux parce que moins mesurable à l’oeil nu. En effet, deux usines chimiques se sont effondrées, menaçant la région d’une pollution de plus ou moins grande dimension. Alors que des commentateurs s’extasient devant la promptitude des renforts militaires dépêchés de Pékin, y voyant un signe d’ouverture de la part du régime, on aimerait bien obtenir davantage d’informations sur les conséquences du déversement dans la nature de 80 tonnes d’ammoniaque. La conspiration du silence observée en 2005, après l’explosion d’une usine pétrochimique dans le nord du pays, n’a pas laissé le meilleur des souvenirs. Un fleuve avait été gravement pollué au benzène.
Gardons-nous toutefois de jeter l’opprobre sur les seuls lieux où sévit un gouvernement autoritaire. En matière d’atteintes à l’environnement, bien malin qui oserait donner la leçon, à part, peut-être, certaines démocraties scandinaves. Il y a quelques jours, le Petit-Flon, un cours d’eau qui traverse Lausanne, a été touché par une fuite toxique provenant d’une usine de produits laitiers. Tous les poissons sont morts et il faudra plusieurs années pour régénérer la rivière. Croyez-vous que la presse locale en a fait ses gros titres? Pas une ligne. La santé de la population intéresse manifestement beaucoup moins que la prospérité des sponsors de l’Euro de football.
Les journaux peuvent-ils se passer de publicitĂ©? Y rĂ©flĂ©chir, c’est tenter de rĂ©soudre la quadrature du cercle, pour autant que la presse ne dĂ©pende pas de subventions Ă©tatiques ou de la gĂ©nĂ©rositĂ© d’un mĂ©cène Ă©clairĂ© ou amateur de danseuses. Si “La Lettre hebdomadaire du Journal de Genève et Gazette de Lausanne”, pour ne prendre qu’elle, ne publie pas d’annonces qui lui permettraient de passer la vitesse supĂ©rieure en nombre de pages, ce n’est pas seulement pour la beautĂ© du geste. C’est aussi en raison d’une logique commerciale implacable. En dessous d’un certain tirage, un journal n’est pas assez attrayant pour les annonceurs.
Parce qu’ils requièrent le savoir-faire de professionnels et ne peuvent compter uniquement sur la disponibilité de plumes bénévoles, les journaux ont donc besoin de publicité pour vivre. Mais cela ne signifie pas que la recherche d’annonces doive devenir une fin en soi. “Je n’ai pas intérêt à faire du mal aux marques qui nous permettent de réaliser mon magazine”, déclarait récemment, dans un blog télévisé, la rédactrice en chef d’un journal féminin français. Terrible aveu trahissant la collusion entre la publicité et le rédactionnel, une pratique que proscrit la Déclaration des devoirs et des droits du journaliste.
Une nuance est importante et devrait être placardée dans toutes les écoles de journalisme: la pub, on peut la prendre, dans l’optique de faire un journal. Mais en aucun cas on ne devrait faire un journal pour obtenir de la pub.
*www.journaldegeneve.ch
Depuis que la torche olympique a commencé son tour du monde, il ne se passe pas un jour sans couverture médiatique des tentatives d’activistes tibétains de l’éteindre.
La question du boycott des Jeux –ou, du moins, de la cérémonie d’ouverture– est sur toutes les lèvres. Le but: condamner ouvertement l’occupation chinoise du Tibet et le non-respect [...]
En mars 2008, Al Gore, l’ancien vice-président des Etats-Unis et nouveau chantre de la lutte contre le réchauffement planétaire, est venu présenter à Genève une stratégie d’investissement à long terme pour la planète.
Une enquête réalisée par la Radio romande témoignerait d’un mécontentement parmi les usagers des chemins de fer fédéraux. Ces passagers se plaindraient du nombre des trains en retard, voire de la qualité des prestations.
Il est vrai que le trafic ferroviaire, en Suisse romande, souffre d’une certaine saturation. Il n’est pas rare que des personnes effectuent leur trajet debout, sur les grands axes, aux heures de pointe. Compte tenu du prix de la course, les voyageurs se passeraient bien de ce genre de passe-temps. La direction des CFF serait donc bien inspirée d’améliorer l’offre en introduisant des wagons, voire des convois supplémentaires.
Mais de là à recommander aux pendulaires de délaisser le rail pour prendre l’autoroute, il y a un pas que nous ne ferons jamais. Train ou voiture? lançait l’autre jour un animateur radiophonique. Une telle question, à moins qu’elle fût purement provocatrice, relève de l’absurdité civique à l’heure où l’on se préoccupe des conséquences de l’émission de gaz, automobile ou autre, sur le réchauffement du globe.
Les chemins de fer ont un rôle important à jouer dans la lutte contre les changements climatiques. Leur personnel est, dans sa grande majorité, serviable et compétent. Plutôt que de le démotiver, il conviendrait de le soutenir dans sa mission de service public en réclamant, s’il le faut, l’engagement de forces supplémentaires. La supplique, au cas où un doute subsisterait, s’adresse à l’État.
MĂ©decin-vĂ©tĂ©rinaire Ă MontrĂ©al, l’auteur exprime son dĂ©saccord Ă propos de la vente, dans un Ă©tablissement quĂ©bĂ©cois, d’animaux exotiques empaillĂ©s, notamment des chauve-souris frugivores, des lĂ©zards et des papillons.
À la rigueur, exploiter des animaux pour faire bombance et se pavoiser, passe encore, mais élever des animaux, les tuer puis les empailler et les encadrer, uniquement pour [...]